Cher François Bon, d’abord merci, de dire à mon propos toutes ces choses que j’ignorais que vous pensiez - ce qui répond un peu à votre "question à vous-même"... (et ce n’est pas du tout un reproche, bien sûr !)
Je me suis lancé dans la bloguerie à l’aveuglette. J’ai peu à peu découvert les possibilités que cela m’offrait, et pris un plaisir croissant à cet exercice quotidien. Mais outre l’attrait invicible de la solitude et du silence, je ne voyais pas de raison d’arrêter - ce qui est une bonne raison d’arrêter. Le côté addictif du web n’est plus à démontrer, et j’étais tout de même bien atteint, des heures de tours de blogs et de coups d’oeil à la boîte mail, ce n’était pas sérieux...
La décision d’arrêter prise, je l’avoue libératrice, je me suis mis à voir le blog non plus comme un flux mais comme un objet, par atavisme je dirais un livre (je me réserve d’ailleurs le droit de les retoucher à mes heures perdues...) Or un an et demi, c’est plus de temps que je n’en ai jamais passé sur un livre. Et il me semble avoir épuisé les formes des Idées heureuses.
Comme quoi on peut avoir un usage “à l’ancienne” du net. Je ne vois pas l’intérêt de me maintenir dans le flux à tout prix ; apprenons à mourir ! C’est si bon de disparaître, de quitter le système cohérent que malgré soi on incarne on line, de ne pas croire si assurée la continuité de l’être. Quitte à ressusciter ailleurs, après la mue (si mue il y a) et moisson faite. Hum, j’arrête, ce message prend la forme d’un billet fantôme de feu mon blog !
Cher François Bon, d’abord merci, de dire à mon propos toutes ces choses que j’ignorais que vous pensiez - ce qui répond un peu à votre "question à vous-même"... (et ce n’est pas du tout un reproche, bien sûr !)
Je me suis lancé dans la bloguerie à l’aveuglette. J’ai peu à peu découvert les possibilités que cela m’offrait, et pris un plaisir croissant à cet exercice quotidien. Mais outre l’attrait invicible de la solitude et du silence, je ne voyais pas de raison d’arrêter - ce qui est une bonne raison d’arrêter. Le côté addictif du web n’est plus à démontrer, et j’étais tout de même bien atteint, des heures de tours de blogs et de coups d’oeil à la boîte mail, ce n’était pas sérieux...
La décision d’arrêter prise, je l’avoue libératrice, je me suis mis à voir le blog non plus comme un flux mais comme un objet, par atavisme je dirais un livre (je me réserve d’ailleurs le droit de les retoucher à mes heures perdues...) Or un an et demi, c’est plus de temps que je n’en ai jamais passé sur un livre. Et il me semble avoir épuisé les formes des Idées heureuses.
Comme quoi on peut avoir un usage “à l’ancienne” du net. Je ne vois pas l’intérêt de me maintenir dans le flux à tout prix ; apprenons à mourir ! C’est si bon de disparaître, de quitter le système cohérent que malgré soi on incarne on line, de ne pas croire si assurée la continuité de l’être. Quitte à ressusciter ailleurs, après la mue (si mue il y a) et moisson faite. Hum, j’arrête, ce message prend la forme d’un billet fantôme de feu mon blog !