21 septembre 2009, 18:07, par François Bon, le blog|journal
merci, Didier, du passage
je voulais dire que pas d’accord avec la réflexion de Thierry, agitateur professionnel du web sans site
la littérature, à qui s’adresse-t-elle ? marre, cette dictature par le tout public à large échelle, qui contamine d’amazon à stanza et tant - les livres qui nous sont le plus nécessaires (échange avec XP sur Mandelstam ce matin), nous ne les partageons qu’avec de rares
et ils diffusent de cette façon, en lenteur, en rareté
sont-ils moins importants pour autant ? bien sûr que non – et il me semble que c’est ici que s’insère le Net comme outil – la sérendipité qui nous permet de trouver ces affinités
je vous dois, Didier, des découvertes musicales rares, et d’autre part des revisites plus intenses de musiques qui me sont importantes autant que les textes (Scelsi, Feldman)
la logique du "flux" est aussi terrorisante que celle des rentrées littéraires - merci à Nadine P de son passage sur ce thème – on peut réactiver un blog, le relire, revenir sur ces billets au jour le jour, considérer en entier le blog comme un "objet", à équivalence de ce dépôt archéologique qu’est un livre
on n’écrit pas "pour" une adresse, ou en fonction de la réception, je ne crois pas qu’il en soit autrement pour les blogs – à nous de nous blinder, et faire confiance à ces "dépôts" (le beau titre de Denis Roche autrefois : "dépôt de techniques et de savoirs")
mais la différence, c’est ce qui circule, d’un site à l’autre, d’une interaction l’autre – cela, ne pas le laisser s’évanouir
merci, Didier, du passage
je voulais dire que pas d’accord avec la réflexion de Thierry, agitateur professionnel du web sans site
la littérature, à qui s’adresse-t-elle ? marre, cette dictature par le tout public à large échelle, qui contamine d’amazon à stanza et tant - les livres qui nous sont le plus nécessaires (échange avec XP sur Mandelstam ce matin), nous ne les partageons qu’avec de rares
et ils diffusent de cette façon, en lenteur, en rareté
sont-ils moins importants pour autant ? bien sûr que non – et il me semble que c’est ici que s’insère le Net comme outil – la sérendipité qui nous permet de trouver ces affinités
je vous dois, Didier, des découvertes musicales rares, et d’autre part des revisites plus intenses de musiques qui me sont importantes autant que les textes (Scelsi, Feldman)
la logique du "flux" est aussi terrorisante que celle des rentrées littéraires - merci à Nadine P de son passage sur ce thème – on peut réactiver un blog, le relire, revenir sur ces billets au jour le jour, considérer en entier le blog comme un "objet", à équivalence de ce dépôt archéologique qu’est un livre
on n’écrit pas "pour" une adresse, ou en fonction de la réception, je ne crois pas qu’il en soit autrement pour les blogs – à nous de nous blinder, et faire confiance à ces "dépôts" (le beau titre de Denis Roche autrefois : "dépôt de techniques et de savoirs")
mais la différence, c’est ce qui circule, d’un site à l’autre, d’une interaction l’autre – cela, ne pas le laisser s’évanouir