l’atelier d’été | construire une ville avec des mots

« construire une ville avec des mots », tout un été d’écriture, ouvert à tou.te.s


- la participation à l’atelier est ouverte à tou.te.s, à n’importe quel moment, et selon votre propre rythme, du 15 juin au 15 septembre, s’inscrire ici pour le pass une fois pour toutes, la lettre d’info et l’insert des contributions ;

- les contributions sont à transmettre par fichier joint .doc, .docx, .odt, .pages (mais pas pdf) à l’adresse du site (cf lettre d’info) ;

- compte tenu du nombre élevé de participants, pas d’insert images, et pas de mise en page spécifique : on travaille en prose !

- chaque participant dispose de sa propre page contributeur, et développe progressivement la forme qu’il a choisie ;

- on rappelle que dans l’idée initiale chaque proposition peut se suffire d’une vingtaine de minutes pour l’écriture, et que chacun saisit les propositions qui lui conviennent, dans l’ordre qui lui convient, et selon son propre rythme.

- merci de passer par le groupe Facebook pour échanges, commentaires et discussions.

- accéder à l’ensemble des contributions classées par auteur, et penser à suivre aussi le carnet de bord !

- un livre rassemblera fin septembre l’ensemble des travaux.

cycle 1 (1 à 10) _ cycle 2 (11 à 20) _ cycle 3 (21 à 30)
cycle 4 (31 à 40) _ cycle 5 (41 à 50)

 

les propositions, par ordre chronologique


cycle d’ouverture, un retour


voir la 1ère vidéo -– revenir

se concentrer mentalement sur une idée très simple : je reviens dans un lieu quitté il y a longtemps, mais chacun a un nombre très limité de ces lieux susceptibles de provoquer cette sensation – les lister – puis traiter de ce retour, mais impérativement à la 3ème personne


voir la 2ème vidéo -– image

à nouveau cette problématique du retour, quel que soit le lieu qui provoque cette intensité de souvenir ou d’émotion, mais on gomme le narrateur, on ne retient que l’image fixe devant soi, si possible sous forme d’un paragraphe monobloc


voir la 3ème vidéo -– se retourner

toujours en prenant ce point spatial d’ancrage d’un narrateur qui revient (1ère proposition), et le passage à la description visuelle (2ème description), et si on regardait ce qu’il y a dans le dos du narrateur ? derrière, ou sur les côtés ? toujours dans l’idée de solidifier le territoire qui peu à peu devient fiction


voir la 4ème vidéo -– s’éloigner

et si on était projeté, mais toujours en regardant se même point, loin vers l’arrière, ou n’importe quelle autre direction, et qu’on verrait de bien plus loin tous ces éléments restés dans le souvenir (et uniquement par ce qu’on en retrouve mentalement)


voir la 5ème vidéo -– B-Roll

où comment l’art des détails de tout ce qu’on ne remarque pas peut conférer au lieu de départ sa poétique et sa présence... + extrait HODASAVA à télécharger dans le dossier abonné FICHES IMPRIMABLES


voir la 6ème vidéo -– noms propres

une transition : se saisir des noms propres associés au lieu initial, ce sont les noms de rues, mais aussi de lieux sociaux (écoles, piscine ou espaces culturels), voire de personnes (médecin, instituteurs), et associer une image texte à ces noms propres, se déformant l’un par l’autre – + extrait NOVARINA à télécharger dans le dossier abonné FICHES IMPRIMABLES


voir la 7ème vidéo -– là tout auprès mais

pas besoin que ça ait été détruit, juste qu’on sait que c’est là tout auprès, mais qu’on a totalement perdu le chemin pour y retourner


voir la 8ème vidéo -– il pleut

et si on prenait le même lieu, mais dans des conditions météos complètement différentes : par exemple, il pleut... + extrait DURAS / ÉTÉ 80 à télécharger dans le dossier abonné FICHES IMPRIMABLES


voir la 9ème vidéo -– bande-son

fermer les yeux, et voyager dans tous les sons et bruits, en se laissant flotter temporellement et spatialement, qu’on peut associer au lieu point de départ – dans le dossier abonnés : extraits MICHAUX (liste des « bruits à chercher » pour son Homme visionnaire, TARKOS (Anachronisme), et le PDF du livre introuvable de Giorgio MANGANELLI, Bruits ou voix.


voir la 10ème vidéo –- compte triple

explorer la relation de l’écriture aux autres sens que la vue et l’ouïe : l’olfactif, le toucher, le goût, en 1 texte comme en 3...
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2ème cycle : flottements, renverses


- voir la 11ème vidéo — lieu non lieu

choisir, quelque part dans la ville, une de ces petites bulles d’intérieur qui sont aussi des espaces publics, et la faire exister telle quelle, comme nous la vivons tous


- voir la 12ème vidéo — intérieurs extérieurs

extension de la précédente, encore un lieu décrit de l’intérieur, et lieu à usage public, mais cette fois lieu de traverse ou déambulation


- voir la 13ème vidéo — en l’attente

un point précis de la ville, et laisser faire le temps, ce point livré à son ordinaire — texte d’appui : Jean Echenoz, L’équipée malaise, extrait dans le dossier habituel


- voir la 14ème vidéo — silhouette

dans le lieu défini au 1er cycle, faire exister 5 silhouettes juste ébauchées, faire en sorte que la brièveté d’évocation les rende le plus concrètes possible


- voir la 15ème vidéo — le je qui tu

une des silhouettes ci-dessus évoquées, en tout cas un personnage extérieur au narrateur initial, l’apostrophe et vous avez à situer vous-même de l’extérieur ce narrateur qui parlait pour vous : on parle dans un je extérieur à soi-même — appui dans les fiches : Koltès, La nuit juste avant les forêts


- voir la 16ème vidéo — l’envers du décor

ce lieu qu’on a construit, solidifié, complexifié depuis le début, et si on ouvrait sa face noire, se forcer à ouvrir le négatif, à le retourner sur lui-même — appui dans les fiches : Thomas Bernhard, dans Maîtres anciens


- voir la 17ème vidéo — la notion d’obstacle

jusqu’ici, le narrateur n’a jamais interagi avec le réel dont il fait récit : et si on retrouvait trois épines, fissures, cassures, événements hors de sa volonté propre, trois fois où ce réel a littéralement fait obstacle au narrateur ? –- une autre manière alors d’enter en rapport avec le fragment de ville à la source du récit


- voir la 18ème vidéo — bégayer

la magie d’un tel atelier, c’est ce qu’il fait advenir de langue — en 17 prises d’écriture, il y a forcément une phrase de vous qui vous a surpris, dérangé, étonné — résistive par sa syncope, sa couleur, voire sa maladresse apparente — alors partir de cette phrase, et elle seule, et la bégayer jusqu’à extraire son grain nu — la singularité même de ce qui émerge de voix, hors de vous et pourtant vous : document d’appui, Désespoir de Ghérasim Luca


- voir la 19ème vidéo — lancer de ballon

enlever un à un tous les liens du lieu point de départ avec son assignation réelle, plus de toponyme, rien qu’une recréation mentale, légère, irréelle, qui s’ouvre alors en miroirs à tous les miroirs, fantômes, comparaisons


- voir la 20ème vidéo — sans vous

dans L’équipée malaise de Jean Échenoz, un clochard s’héberge clandestinement dans le musée Jacquemart-André : bibliothèques, musées, appartements vides, stations de métro, centres commerciaux où la musique d’ambiance et les messages de service continuent le dimanche : comment est-ce que vivent ces lieux quand personne n’est là pour les décrire ? comment écrire quand y projeter un narrateur est impossible ? on voudrait une proposition libre, dérivante, exploratoire
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3ème cycle : intensités, immersions


- voir la 21ème vidéo — lanterne magique

fabriquer une petite fenêtre en carton, juste de quoi passer le pouce, et appliquer cette fragmentation du voir à l’environnement immédiat de travail — les détails, les couleurs, les micro-formes et tout rassembler dans un bloc chargé de discontinu... en prélude à la proposition 22 !


- voir la 22ème vidéo — première cuisine

j’insiste : absolument nécessaire avoir fait la 21 avant celle-ci : ce qu’on a fait au présent, et sur le réel qui vous environne immédiatement, on applique le même principe de construction et détail discontinu pioché dans la mémoire : votre première cuisine... ou votre première table à écrire ?


- voir la 23ème vidéo — paysage, cinq fois

du paysage remplaçant la notion d’image, comme incluant l’observateur, et tenant compte de l’organisation de la ville par rapport au point d’usage ou d’observation, cinq notations selon différentes insertions de ce point d’observation, selon le même principe de discontinuité narrative que dans la 21 (c’est important)


- voir la 24ème vidéo — caméra temporelle

sur un et un seul des paysages fragmentés de la 23, le développer selon plusieurs positions temporelles précises d’énonciation, soit mémorielles, soit imaginaires


- voir la 25ème vidéo — mise en questions

de l’accumulation de questions sans réponse comme sauter au travers du réel et lui donner porosité


- voir la 26ème vidéo — révélation

remonter à la première expérience, pas forcément sur le lieu du récit, que cela remonte à l’enfance ou à un voyage, où la ville soudain nous soit apparue comme concept


- voir la 27ème vidéo — arriver

gares, aéroports, parkings : la ville on l’associe toujours à comment on y arrive, comment on y entre — d’ailleurs des textes comme ça il y en a plein la littérature


- voir la 28ème vidéo — se déplacer

métro, bus, voiture, moto ou à pied : chaque mode de transport est aussi un dispositif de perception optique — alors non pas aller d’un point à un autre, mais se concentrer seulement sur un fragment de cette perception en mouvement


- voir la 29ème vidéo — rencontrer

dans ces lieux que nos descriptions construisent, des personnages qui sont autant d’énigmes – dans les fiches, voir la façon dont Danielle Collobert les fait apparaître, en leur laissant cette capacité d’augmenter encore l’énigme plus que la résoudre – possible envoyer plusieurs contributions pour cette proposition


- voir la 30ème vidéo — répéter

important : il ne s’agit pas de rituels privés, mais sociaux, ceux qui organisent la communauté — ceux (les plus solennels) qui reviennent une fois l’an, par exemple, mais pourquoi pas plus souvent ou quotidiens — et pourquoi pas en décrire un dans la parfaite équivalence du temps récit et du temps dit référentiel, celui de l’action en temps réel ?
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4ème cycle : route des utopies


- voir la 31ème vidéo — Calvino et les morts

non pas mimer les allégories que déploie Calvino, mais s’en appuyer comme d’une autorisation mentale à explorer ce qu’on sait, soi-même, de la mort dans ce lieu qu’on bâtit


- voir la 32ème vidéo — ciels ma ville !

allez donc voir, en numérique, les occurrences du mot « ciel » chez Baudelaire, Apollinaire ou Proust... regardez aussi les extraits du « Livre des ciels » de Leslie Kaplan, ou les débuts des Maigret de Simenon : et il n’y aurait rien à écrire des ciels de votre propre ville en construction ?


- voir la 33ème vidéo — transactions

souffler la pierre et le ciment, pour une accumulation de tous les gestes, métiers, chantiers, actions, échanges


- voir la 34ème vidéo — nord sud est ouest

une demande extrêmement précise : 4 x 20’, pas plus d’1 texte par jour, sur chacun des points cardinaux de la ville, pour une carte pragmatique, à partir du texte de Cendrars sur les photos de Doisneau


- voir la 35ème vidéo — et décalque (en préparation)

strate superposée à la précédente, mais je ne spoile pas

 

5ème cycle : la fiction comme résultante


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1ère mise en ligne 8 juin 2018 et dernière modification le 14 août 2018.
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