Annie J. Perreault | Un jeu d’échecs

« construire une ville avec des mots », les contributions

Mini bio et liens à compléter.
proposition n° 1

Elle revenait toujours dans ce café au nom curieux de La Fayette, où il servait un excellent latté aux amandes. Elle aimait humer les arômes de pâtisserie, de café chaud et de sandwich grillé. C’était comme rentrer chez elle, dans sa maison, avec son portable et ses carnets, elle s’installait au deuxième étage, une mezzanine, où des bibliothèques de livres séparaient les tables blanches. Elle s’installait à l’une, heureuse de retourner chez elle, dans ce monde où l’imaginaire se déploierait bientôt. C’était son lieu, sa place, sa table, son café, ses mots, ses histoires, l’univers dans lequel elle pouvait enfin respirer, vivre sans contraintes, sans arrières-pensées, libre d’écrire et d’être.

proposition n° 2

Sur l’une des tables, un jeu d’échec, ouvert, en cours. Deux hommes penchés sur la planche, qui réfléchissaient à voix basse. L’un, barbu, maigre, qui écoutait un second parler dans un accent italien : celui-là expliquait les règles, les stratégies ; il semblait lui enseigner les rudiments du jeu d’échec. Cette image, elle la figea : sur le bout de la table, deux hommes, face à face, têtes inclinées sur le jeu. Têtes inclinées, l’inclinaison, l’esprit qui bascule, qui dérive… Des pensées perdues dans l’éther stratégique mental. Une brèche s’ouvrit dans son imaginaire : elle s’y faufila, tête retournée sur les touches, doigts agités…



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1ère mise en ligne et dernière modification le 17 août 2018.
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