François Place : l’invention du livre d’images

il est à Québec et Montréal pour la semaine, vous le rencontrerez au Salon du livre de Québec...



- vidéo, François Place, La Fille des batailles, 7’45, 2007, vidéo produite par Casterman pour accompagner la sortie du livre. Professionnels : pour projections en classe ou bibliothèques, ne pas hésiter à s’adresser à l’éditeur, la compression flash du film pour l’Internet est très réductrice par rapport au DVD original...

- A lire sur Tiers Livre : François Place, un inédit d’Orbae, avec images et 2 textes personnels sur L’Atlas des géographes d’Orbae.

 

mise en ligne initiale le 5 décembre 2007

 

Ça a commencé en 1993, lorsqu’est paru son Dernier Géant, et l’importance que ce conte a pris pour mes enfants. Un appel à la mémoire de la littérature de voyage, un imaginaire qui surgit de la vieille fascination des cartes et des territoires inconnus.

Le Salon du livre de jeunesse de Montreuil, en association avec Casterman, m’a demandé un texte sur le chemin de François Place, son apprentissage. C’est ainsi que je suis entré dans son atelier. Il s’attelait à son Atlas des géographes d’Orbae.

Nous avons ensuite collaboré, toujours avec le Salon de Montreuil pour un Quart Livre de Rabelais (Comment Pantagruel monta sur mer, avec Claude Ponti, Robert Innocenti, Topor, Nicole Claveloux et d’autres), et un Voleurs de feu, présenter quelques poètes pour l’âge du collège : Hatier a vendu aux soldeurs les exemplaires restants, quelques mois plus tard, lors de sa reprise par Hachette, je crois que je ne suis pas guéri encore.

Casterman nous a proposé ensuite de reprendre en livre le catalogue de 1993, François Place illustrateur, et cela doit faire une dizaine d’années que je ne cesse de le recroiser, ce livre, dans les bibliothèques ou les librairies.

Sa Fille des tempêtes, je l’ai entendu m’en raconter l’histoire avant qu’il commence à en ébaucher les planches. Il y a eu un moment dur : un jour que Place revenait de chez Casterman à Taverny, où il habite, les planches quasi achevées sont restées dans le RER. Il a tout repris depuis l’avant-dernier état : un coup à la Malcolm Lowry ? Peut-être que la magie propre à un livre tient à un de ces accidents.

François a conquis une place internationale parmi ces forgeurs d’imaginaire : trop rare, ceux à qui c’est donné. Casterman a accompagné les envois de presse de La Fille des batailles d’un DVD incluant un film de 7’45 où on voit François Place dans son atelier, et ceux qui l’ont vu tenir l’aquarelle retrouveront cette magie.

Et qu’il pourrait vous parler de Huc, voyageur, comme il vous parle de Borges, et que c’est un de mes plus proches, plus grands amis, le premier cercle : de ces gens dont on a l’impression que toujours on reçoit.



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne 5 décembre 2007 et dernière modification le 6 avril 2010
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