Gracq, honte totale, suite
Reçu à l’instant de Daniel Morvan, avec la photo ci-dessus :
« C’était le carton que Julien Gracq plaçait sur sa porte lorsqu’il s’absentait. Sans doute l’objet le plus émouvant de la vente du 12 novembre, mis à l’encan et adjugé 1200€. Cela aura parachevé la tristesse totale de cette journée passée rue de la Misericorde, à deux pas du cimetière de Nantes. »
Merci Daniel (sur son blog, voir aussi l’appareil photo de Louis Poirier...). Que tout ça colle aux mains de qui les a achetés et les pourrisse.
Autres compte rendus ici.
© François Bon _ 14 novembre 2008
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Messages de forum
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pour l’ambiance, les prix, la dispersion, voir ce compte rendu d’ Olivier Tacheau (BU d’Angers) , qui n’a pas pu enchérir sur la correspondance Gracq-Corti
c’est donc à la BU d’Angers que va se retrouver le petit appareil-photo de Gracq, et donc ce sera le contraire : du porte-bonheur favorable
et paraît que M. le maire UMP de Saint-Florent le Vieil a acheté le fauteuil : pour y lire un livre de Gracq un jour ?
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nous tous on se fabriquerait et recopierait le même petit carton pour mettre sur nos portes quand on n’est pas là, et ce serait un petit signe (gratuit) de littérature et de reconnaissance
Voir en ligne : ms
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Corps du texte : immédiatement affluent images. Et si on faisait ainsi avec malle noire aux textes dans le couloir, armoire du local technique, pleine de secrets, ce serait cri silencieux à perte de vue.La photographie de l’armoire m’horrifie particulièrement. Ai relu Lettrines 2 avant-hier soir-nuit : corps.Je maudis à mon tour les violeurs.
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Julien Gracq avait une fascination pour "la pièce habitée familièrement par quelqu’un, où l’on entre pendant qu’il s’est absenté ..." (cf.Préférences p.65) SA présence, le jour de la vente et des quatre jours qui l’ont précédée était palpable et visible sur les visages et beaucoup l’ont ressentie avec force et émotion... Relisez cette page 65 !
Voir en ligne : Le petit carton
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La littérature et la poésie
Se contrefoutent des encans
Et du people business
Uniquement racontés
Pour valoriser la gloriole
Du pseudo narrateur
La honte se marre
En lisant de pareilles sornettes
Elle qui n’est jamais sortie
Des ruines ambulantes
Appelées labyrinthes
Pour rester pudique
Un quintal d’évanescence en rut
Remue l’écume du marécage
Des idées reçues
Comme paquetage de parpaings
En guise de dot laborieuse
Des ouvriers de l’inculture
à François Bon
Voir en ligne : gmc
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