petis oiseaux et chemins inconnus

« ...Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre)… » Rainer Maria Rilke


Contre la poétisation du printemps et pour des centres nationaux de poésie : à partir d’une citation tronquée de Rilke, s’arrêtant aux petits oiseaux et délaissant les chemins inconnus, le directeur du CipM (Marseille) – dont le site est depuis bien longtemps une ressource décisive concernant biographies et bibliographies d’auteurs de poésie –, Emmanuel Ponsart, revient sur la volonté hégémonique du Printemps des poètes devenu manifestation fourre-tout, qui s’est particulièrement déconsidéré cette année en choisissant pour thème Couleur femme.

Les poètes n’aimant pas qu’on se mêle de leurs affaires (ici il y a longtemps qu’on a cessé toute référence aux genres), je m’en tiens là, mais passer absolument lire cette réflexion du CipM, qui concerne globalement l’organisation de la vie littéraire. Plein soutien évidemment à leur approche.

Et suivre aussi Poezibao, sitaudis, remue.net : rien ici qui divise, tout qui multiplie.



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 mars 2010
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Messages

  • eh bien malgré tout ce « Printemps des Poètes » contribue a faire vivre la poésie : édition, spectacles, chansons, et à redonner une vitalité à ce genre que le « grand » public juge élitiste. Qu’il y ait des rivalités de personnes (de financement ?), c’est bien normal, mais il n’y a pas d’antagonisme entre le CIPM et le PP.

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