résidence Louvain | le livre au regard du présent

ouverture de l’expo "dix questions au livre"


Impressionné par le travail d’équipe du service culturel de Louvain (Frédéric Blondeau, Sophie Gérard), les archives (Françoise Hiraux, maître d’oeuvre), la bibliothèque et sa réserve précieuse (spécial merci Émilie Vilcot), en lien avec ma résidence (Erica Durante, Amaury Dehoux), et bien sûr le regard permanent et l’accueil de Marc Crommelinck.

Nous sommes partis d’un concept : isoler de la réserve de la bibliothèque, si garnie de trésors, dix objets livre, leur laisser de l’espace, et faire résonner autour de ces 10 points d’arrêt les questions essentielles que nous pose la mutation numérique de l’écrit.

Mon rôle alors, les 10 textes d’accompagnement, dans un petit carnet imprimé mis à la disposition des visiteurs, plus quelques enregistrements dans lecteurs mp3 à la disposition des visiteurs (Bergounioux sur Descartes, Quignard sur le corps lisant, Manguel sur Gutenberg, Duras sur la lecture...). Merci au Fonds Bauchau de l’UCL pour vitrine sur la genèse graphique d’un texte de cet immense auteur.

Trois iPad à la disposition des visiteurs, dont un lesté de nos récentes expériences publie.net, et sur un autre la mise à jour permanente d’une des principales bases d’articles juridiques. Des bornes vidéo, dont une avec un extrait brutal et magnifique de Fahrenheit 451, des sérigraphies anciennes ou modernes (illustrations originales d’un Jules Verne, serveur de Facebook, une planche de Vésale associée à une borne vidéo d’imagerie actuelle du cerveau).

Dans ce moment, jeudi après-midi, tout requis par les dernières mises en place et préparatifs, pour moi le surgissement très sourd et étonnant d’une renverse – à la fois de continuité et de confiance. Ce magnifique incunable avec bois gravé de villes (ici Erfurt) de 1480, ce livre de grammaire grecque tout chargé d’annotations de 1580, l’édition originale de Descartes, le Journal de Trévoux, ces écrits paysans des archives personnelles de la famille de Marc Crommelinck, associant signes de croix et pratiques sorcières à la chasse aux limaces, ou ce Gargantua de 1547, tout se rejoignait dans une évidence. Et les livres calcinés du bombardement de 1914 en participaient aussi.

Trace web modeste, mais impression pour moi de concrétiser – immense cadeau – la transition pour sortir de Après le livre.

Associer aussi Alberto Manguel à cette page, relecture lente et admirative de son Histoire de la lecture tout au long de cette préparation.

FB

 


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 novembre 2011
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