Orsay-gare, ou comment la ville s’use

relevés préliminaires et topographies commentées, 005


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Le nom Orsay pour moi sonne avec vallée de Chevreuse, avec université, plutôt un a priori favorable. Il y a cela côté centre-ville, avec la rue commerçante, et l’ouverture vers les quartiers d’habitation. Mais quel étranglement cette gare. Chacun n’a rien de plus pressé que de la fuir, les autobus sont là pour ça. Au pied de la gare pour les directions sud-ouest, et par dessus la passerelle jusqu’à ce parking dans la montée pour les autres.

Comment faire vivre la ville dans un tel goulet d’étranglement ? L’important c’est de repousser les voitures, jusqu’à la vieille mairie XIXe avec son drapeau, la ville se hérisse de picots de fer au travers du béton sali par 40 ans d’usage. Alors, pour le piéton (il en reste si peu), rien que des obstacles, et la salissure universelle. Pour accéder aux immeubles, aux ruelles en escalier, on doit franchir les poubelles. Et quel besoin y aurait-il de commerce, hors les pompes funèbres et la possibilité de se faire faire la barbe pour 5 euros forfaitaires ? Sans doute que les voitures qui rongent l’espace auditif s’en vont toutes à la zone commerciale des Ulis.

On dirait qu’Orsay a tiré une croix sur sa gare – pourtant, par ici qu’arrivent et repartent ceux qui travaillent à trente mètres, au City-Park, ici qu’arrivent et repartent tous ceux qu’embarquent les bus doubles à soufflets, dont le 9 pour le Plateau, mais s’ils ne dorment pas ici tant pis pour eux.

Il y a l’exception de cet atelier de lutherie, qui vend même des guitares Martin et Taylor – quel emplacement rude, dans la tranchée de ciment : parce qu’il travaille principalement via Internet ?

Arrivé un bon 3/4h avant mon rendez-vous City-Park, et les trous entre 2 bus pour repartir à 13h30, pas fâché d’échapper. Est-ce seulement sauvable, pour ceux qui en ont la charge ?

Mais c’est vrai aussi que le temps était bien mauvais.

 

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1ère mise en ligne et dernière modification le 30 avril 2012
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