[hors série] voulez-vous y conduire le mort que je suis ?

Dans l’album Proust diffusé par les éditions Michel Lafon, le témoignage du critique d’art Jean-Louis Vaudoyer, à qui Marcel Proust demande de l’accompagner – et surtout de le conduire – à l’exposition des maîtres hollandais au musée du Jeu de Paume.
C’est Jean-Louis Vaudoyer le critique qu’évoque Bergotte, puisque l’exposition qui se tient d’avril à juin 1921 vient rejoindre la narration en temps réel de la Recherche.
« Je ne me suis pas couché pour aller voir ce matin Vermeer et Ingres. Voulez-vous y (...)


 

Dans l’album Proust diffusé par les éditions Michel Lafon, le témoignage du critique d’art Jean-Louis Vaudoyer, à qui Marcel Proust demande de l’accompagner – et surtout de le conduire – à l’exposition des maîtres hollandais au musée du Jeu de Paume.

C’est Jean-Louis Vaudoyer le critique qu’évoque Bergotte, puisque l’exposition qui se tient d’avril à juin 1921 vient rejoindre la narration en temps réel de la Recherche.

« Je ne me suis pas couché pour aller voir ce matin Vermeer et Ingres. Voulez-vous y conduire le mort que je suis et qui s’appuiera sur votre bras. »

L’expression utilisée par Proust dans la mort de Bergotte, à propos de la précision du petit pan de mur jaune qualifié d’oeuvre d’art chinoise vient sans doute directement d’un des articles publiés par Vaudoyer dans l’Opinion : « Il y a dans le métier de Vermeer une patience chinoise, une faculté de cacher la minutie et le procédé de travail qu’on ne retrouve que dans les peintures, les laques et les pierres taillées d’Extrême-Orient. »

Reste à savoir d’où viennent les pommes de terre, et pourquoi les pommes de terre.

À noter (toujours dans le livre Michel Lafon) que c’est Vaudoyer qui fera les dernières photographies de Proust vivant.

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 13 décembre 2012
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