tombe d’Edgar Poe à Baltimore

"Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief
Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne"


Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,
Le Poète suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix étrange !

Eux, comme un vil sursaut d’hydre oyant jadis l’ange
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu
Proclamèrent très haut le sortilège bu
Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.

Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief
Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne

Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.

 

Précéder forcément de l’immuable Tombeau de Mallarmé.

Dans le vieux centre de Baltimore, face à l’hôpital proposant des soins gratuits aux vétérans et aux déclassés, le mur de briques rouges du vieux cimetière. La tombe de Poe est à l’entrée, une autre pierre, au fond, marque le lieu de sa première et anonyme sépulture.

Les autres tombes sont des curiosités : d’énormes vaults en demi cylindre qui servent de caveau.

Je place ces images dans la rubrique Lovecraft pour qu’elles voisinent avec son texte hommage maisons d’Edgar Poe, et aussi pour aider nos amis américains à reprendre quelque intérêt au maître de Providence !

Merci à Derek Schillling.

 

LES MOTS-CLÉS :

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1ère mise en ligne 28 octobre 2013 et dernière modification le 1er novembre 2013
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