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Rustines et Devenirs

6 octobre 2008, 16:25, par MthP

Ce texte est une mine d’air ! Ce flottant parti-pris d’écrire en freinant des quatre faire que sont : séduire, fuir, assener, oublier, me va droit au cœur, au ventre et à l’esprit. La silhouette de S. et de son bouquet de fleurs tabaginées me fait sourire d’aise, j’aime deviner la présence rassurante de ces ombres porteuses derrière toute création individuelle au long cours.

L’explication limpide d’Antoine EMAZ sur sa façon d’écrire est convaincante et belle. Belle parce que sans apprêt malgré le travail d’orfèvre qui œuvre dans le « cambouis ». Ce dernier m’évoque des images maternelles de bas de pantalon de garçon tachés par le pédalier des premières bicyclettes…Fraternité houleuse des bicyclettes convoitées entre ceux qui en avaient et ceux qui en rêvaient. Interminables courses autour d’un cimetière de village, virages à gravillons, genoux rechapés par Mr URGO découpé aux ciseaux, remontrances des mères brandissant le savon sec et le beurre pour récupérer la dignité des pantalons avant que le cambouis ne s’incruste. Nettoyage sous menace. Confiscation des vélos si intentions récidivistes . Mais ils recommençaient…

Le tout de vivre on ne peut pas l’aligner

Les poèmes sont pour moi comme des conjonctions d’articulation des fourmillements
intérieurs de la pensée rêvante. Ils disent peut-être comme leurs cousines, les conjonctions de coordination , les bifurcations et les changements de registre affiliés à la conscience de soi dans le cambouis du monde, un monde qui tournoie follement autour du cimetière. Vivant Tabou.

Lire Emaz c’est pour moi emprunter le vélo de mes frères et cousins.

Voir en ligne : http://la_cause_des_causeuses.typep...