« Dans un pays comme la France, des familles nombreuses vivent entassées dans des pièces insalubres avec des cafards, des rats et de souris. Certaines de ces familles attendent un appartement depuis 15 ans. En attendant, chaque instant représente un risque de court-circuit, d’inondation, d’effondrement de mur et j’en passe. Ces familles vivent en grand danger et la majorité est d’origine d’Afrique noire.
Comme vous le savez et l’avez vu, je ne vous apprends rien, au cours de ces derniers mois, une cinquantaine de personnes sont brûlées vives dans trois incendies sans parler des blessés et des familles rescapées complètement traumatisées.
Deux heures après le drame du boulevard Auriol, M. Sarkozy se pointe comme une fleur et ose demander à une rescapée de l’immeuble si les victimes était en situation régulière.
Moins d’une semaine après la catastrophe, plutôt que de tout mettre en œuvre pour restaurer ces taudis pour reloger tout le monde, les forces de l’ordre n’ont rien trouvé de mieux à faire qu d’expulser les familles de deux bâtiments, sans proposer de les reloger. Ah si ! Ils ont proposé de les mettre dans de minuscules chambres proches du périphérique.
Ils ne sont toujours pas sortis de l’auberge. Et tout cela le jour de la rentrée des classes.
Est-ce cela l’état d’esprit de tout le peuple français ?
Si c’est comme ça que le gouvernement règle ses problèmes, qu’il ne s’étonne pas de se voir cracher à la face dans les quartiers sensibles.
Je vous rappelle que ces gens sont venus ici en France, terre d’accueil pour travailler honnêtement et durement.
Je vous rappelle aussi que ces familles paient des loyers, des impôts et que la plupart sont en situation régulière.
Et même si elles ne l’étaient pas, en ces temps de catastrophes naturelles, un homme reste un homme avec ou sans papier.
Aucun d’eux ne mérite qu’on les traite aujourd’hui comme des chiens, de sous hommes ou des citoyens de seconde zone.
Aucune mère ne mérite d’être séparée de ses enfants comme aucun père ne mérite des coups de matraque devant sa famille.
J’accuse les propriétaires et les agences immobilières de ne pas vouloir louer leur appartements aux Africains et aux immigrés en général.
J’accuse l’Etat de fermer les yeux sur ces réalités mais quoiqu’il en soit même les yeux bandés et les oreilles bouchées, rien ne pourra nous empêcher de respirer l’odeur de leurs corps calcinés.
Que leurs âmes reposent en paix.
Des marches silencieuses ont été suivies en mémoire de toutes ces victimes, c’est bien.
Mais aujourd’hui ce qu’il faut, c’est faire du bruit, réclamer des dédommagements pour les familles des victimes, des logements sociaux.
Demander l’interdiction des expulsions sans relogement et demander la réquisition et a réhabilitation des logements vides, et croyez-moi, il y en a.
Avec tout ce que la France a pris à l’Afrique, en hommes, en richesse et en sang versé, elle pourrait laisser aux enfants de ceux qui sont morts pour la mère patrie, la possibilité de vivre dans autre chose que des taudis.
Unissons-nous dans un esprit de liberté, de fraternité et d’équité. »
Ce texte, Stomy Bugsy, chanteur et comédien l’a lu chez Ardisson, samedi soir le 10 septembre. Il était accompagné par Fatouma Diarra qui a perdu 9 membres de sa famille, dont sa petite fille. On peut penser ce qu’on veut de cette émission. La déclaration de Bugsy valait le détour. La techno parade a fait descendre 300 000 personnes dans les rues de Paris samedi. Est-ce pour ne pas entendre les enfants pleurer qu’on met la musique à fond ?
« Dans un pays comme la France, des familles nombreuses vivent entassées dans des pièces insalubres avec des cafards, des rats et de souris. Certaines de ces familles attendent un appartement depuis 15 ans. En attendant, chaque instant représente un risque de court-circuit, d’inondation, d’effondrement de mur et j’en passe. Ces familles vivent en grand danger et la majorité est d’origine d’Afrique noire.
Comme vous le savez et l’avez vu, je ne vous apprends rien, au cours de ces derniers mois, une cinquantaine de personnes sont brûlées vives dans trois incendies sans parler des blessés et des familles rescapées complètement traumatisées.
Deux heures après le drame du boulevard Auriol, M. Sarkozy se pointe comme une fleur et ose demander à une rescapée de l’immeuble si les victimes était en situation régulière.
Moins d’une semaine après la catastrophe, plutôt que de tout mettre en œuvre pour restaurer ces taudis pour reloger tout le monde, les forces de l’ordre n’ont rien trouvé de mieux à faire qu d’expulser les familles de deux bâtiments, sans proposer de les reloger. Ah si ! Ils ont proposé de les mettre dans de minuscules chambres proches du périphérique.
Ils ne sont toujours pas sortis de l’auberge. Et tout cela le jour de la rentrée des classes.
Est-ce cela l’état d’esprit de tout le peuple français ?
Si c’est comme ça que le gouvernement règle ses problèmes, qu’il ne s’étonne pas de se voir cracher à la face dans les quartiers sensibles.
Je vous rappelle que ces gens sont venus ici en France, terre d’accueil pour travailler honnêtement et durement.
Je vous rappelle aussi que ces familles paient des loyers, des impôts et que la plupart sont en situation régulière.
Et même si elles ne l’étaient pas, en ces temps de catastrophes naturelles, un homme reste un homme avec ou sans papier.
Aucun d’eux ne mérite qu’on les traite aujourd’hui comme des chiens, de sous hommes ou des citoyens de seconde zone.
Aucune mère ne mérite d’être séparée de ses enfants comme aucun père ne mérite des coups de matraque devant sa famille.
J’accuse les propriétaires et les agences immobilières de ne pas vouloir louer leur appartements aux Africains et aux immigrés en général.
J’accuse l’Etat de fermer les yeux sur ces réalités mais quoiqu’il en soit même les yeux bandés et les oreilles bouchées, rien ne pourra nous empêcher de respirer l’odeur de leurs corps calcinés.
Que leurs âmes reposent en paix.
Des marches silencieuses ont été suivies en mémoire de toutes ces victimes, c’est bien.
Mais aujourd’hui ce qu’il faut, c’est faire du bruit, réclamer des dédommagements pour les familles des victimes, des logements sociaux.
Demander l’interdiction des expulsions sans relogement et demander la réquisition et a réhabilitation des logements vides, et croyez-moi, il y en a.
Avec tout ce que la France a pris à l’Afrique, en hommes, en richesse et en sang versé, elle pourrait laisser aux enfants de ceux qui sont morts pour la mère patrie, la possibilité de vivre dans autre chose que des taudis.
Unissons-nous dans un esprit de liberté, de fraternité et d’équité. »
Ce texte, Stomy Bugsy, chanteur et comédien l’a lu chez Ardisson, samedi soir le 10 septembre. Il était accompagné par Fatouma Diarra qui a perdu 9 membres de sa famille, dont sa petite fille. On peut penser ce qu’on veut de cette émission. La déclaration de Bugsy valait le détour. La techno parade a fait descendre 300 000 personnes dans les rues de Paris samedi. Est-ce pour ne pas entendre les enfants pleurer qu’on met la musique à fond ?