bien noté ton point de vue, Olivier - mais j’ai peine à croire que Gracq ait pu souhaiter cette exhibition publique d’objets intimes, rien qui lui ressemble moins - que sa volonté testamentaire ait été la disparition de son environnement quotidien, possible, mais de là à faire du fric avec de cette façon, il y a un monde - qu’il ait pu souhaiter la dispersion de ses lettres, livres, éditions pourquoi pas - mais la vente de ses caleons et commodes c’est autre chose -
d’autre part, il a exprimé le souhait de léguer sa maison : on avait la chance – assez inouïe – d’une maison de 13 pièces où le hasard familial avait fait que rien n’avait bougé depuis 1914, et traversée en même temps par le surréalisme et la littérature - les commodes, le fauteuil, le jeu d’échecs et le poste TSF, voire même sa télé et ses DVD, ça n’aurait pas été difficile de les garder dans cette pièce où il recevait ses visiteurs
Couton & Veyrac est un hôtel des ventes qui tient plus du lieu que FB nomme un "vide-grenier". Mais c’est un vide-grenier pour porte-feuilles garnis, un méchant hangar à deux pas du cimetière de Miséricorde et du recoin de la place Viarme où Charette (!) fut fusillé.
Dans quelques vitrines, il y a l’éclat de grands livres et de belles écritures fines.
alors oui, évidemment, je suis heureux que ta BU, Olivier, reçoive copie numérique des manuscrits, c’est l’essentiel – on est quelques-uns à le savoir – pour le travail, la mémoire, le futur - mais rien de commun entre cette vente Gracq et la vente Breton : il ne s’agit pas d’un patrimoine esthétique, juste l’impression que le pauvre vieux on le promène à poil dans les rues du village, pour n’avoir pas vécu comme les autres
bien noté ton point de vue, Olivier - mais j’ai peine à croire que Gracq ait pu souhaiter cette exhibition publique d’objets intimes, rien qui lui ressemble moins - que sa volonté testamentaire ait été la disparition de son environnement quotidien, possible, mais de là à faire du fric avec de cette façon, il y a un monde - qu’il ait pu souhaiter la dispersion de ses lettres, livres, éditions pourquoi pas - mais la vente de ses caleons et commodes c’est autre chose -
d’autre part, il a exprimé le souhait de léguer sa maison : on avait la chance – assez inouïe – d’une maison de 13 pièces où le hasard familial avait fait que rien n’avait bougé depuis 1914, et traversée en même temps par le surréalisme et la littérature - les commodes, le fauteuil, le jeu d’échecs et le poste TSF, voire même sa télé et ses DVD, ça n’aurait pas été difficile de les garder dans cette pièce où il recevait ses visiteurs
voici ce qu’en dit Grapheus après visite :
alors oui, évidemment, je suis heureux que ta BU, Olivier, reçoive copie numérique des manuscrits, c’est l’essentiel – on est quelques-uns à le savoir – pour le travail, la mémoire, le futur - mais rien de commun entre cette vente Gracq et la vente Breton : il ne s’agit pas d’un patrimoine esthétique, juste l’impression que le pauvre vieux on le promène à poil dans les rues du village, pour n’avoir pas vécu comme les autres