J’aimerais bien que des anthropologues, avec la culture et le talent des Roger Chartier et Robert Darnton, m’éclairent sur le fonctionnement antropologique des discours d’horreur, de menace ou d’imprécation — depuis les mythes, contes et légendes jusqu’aux films d’horreur et à la politique fiction en passant par les discussions de "café du commerce".
[Beaucoup de respect, de mon côté, pour la conception de Gérard Klein que la (bonne) science-fiction constitue de véritables expériences de pensée, susceptibles donc d’aider à une prise de décision devant des options difficiles ou impossibles à évaluer. Peut-être même une thèse à soutenir pour la rôle de la littérature en général ?]
Il faut effectivement, dès qu’il s’agit d’agir au présent et de vivre tant bien que mal ce qui se présente, laisser plus de place à d’autres discours, plus immédiatement vérifiables et positifs. Constater ce qui est, ce qui se fait qui paraît aller dans le bon sens en tâchant de comprendre la problématique des protagonistes et de leurs porte-paroles — mandatés ou non.
Établir un débat politique ou une ouverture de négociation en renonçant à la rhétorique et aux techniques de conquête d’opinion, si c’est concevable ? Encore faut-il définir un objet au débat, à la négociation.
En l’occurrence, le faisceau de questions objet du débat me semble être le suivant :
Les éditeurs ont-ils le droit, le devoir, les moyens de contrôler équitablement l’exploitation numérique des œuvres qui leur ont été, sont et seront concédées par les contrats avec les auteurs ?
La réponse du SNE est qu’ils en ont le droit, qu’ils n’en ont pas le devoir dans les conditions actuelles parce que les conditions de leur exploitation conforme aux contrats ne sont pas actuellement remplies et qu’ils ne trouvent pas dans l’économie du numérique les garanties nécessaires à leur activité — sans que cela les empêche d’expérimenter certaines exploitations numériques.
Où peut-il y avoir litige ? En l’absence d’un ’droit des lecteurs’, qui pourraient réclamer un accès numérique aux œuvres ’livres’ dont ils acquièrent l’usage, seuls les auteurs sous contrat sont à même de contester tout ou partie de ces points pour organiser l’exploitation numérique des œuvres en question.
Les artistes et créateurs prenant en compte les médias numériques n’ont d’ailleurs pas attendu la question du ’livre et du numérique’ pour investir le domaine, du jeu vidéo jusqu’aux solutions expérimentées par Publie.net et surtout l’invention de nouvelles formes de création — tierslivre.net, desordre.net, ...
"a tale of sound and fury, ..."
J’aimerais bien que des anthropologues, avec la culture et le talent des Roger Chartier et Robert Darnton, m’éclairent sur le fonctionnement antropologique des discours d’horreur, de menace ou d’imprécation — depuis les mythes, contes et légendes jusqu’aux films d’horreur et à la politique fiction en passant par les discussions de "café du commerce".
[Beaucoup de respect, de mon côté, pour la conception de Gérard Klein que la (bonne) science-fiction constitue de véritables expériences de pensée, susceptibles donc d’aider à une prise de décision devant des options difficiles ou impossibles à évaluer. Peut-être même une thèse à soutenir pour la rôle de la littérature en général ?]
Il faut effectivement, dès qu’il s’agit d’agir au présent et de vivre tant bien que mal ce qui se présente, laisser plus de place à d’autres discours, plus immédiatement vérifiables et positifs. Constater ce qui est, ce qui se fait qui paraît aller dans le bon sens en tâchant de comprendre la problématique des protagonistes et de leurs porte-paroles — mandatés ou non.
Établir un débat politique ou une ouverture de négociation en renonçant à la rhétorique et aux techniques de conquête d’opinion, si c’est concevable ? Encore faut-il définir un objet au débat, à la négociation.
En l’occurrence, le faisceau de questions objet du débat me semble être le suivant :
Les éditeurs ont-ils le droit, le devoir, les moyens de contrôler équitablement l’exploitation numérique des œuvres qui leur ont été, sont et seront concédées par les contrats avec les auteurs ?
La réponse du SNE est qu’ils en ont le droit, qu’ils n’en ont pas le devoir dans les conditions actuelles parce que les conditions de leur exploitation conforme aux contrats ne sont pas actuellement remplies et qu’ils ne trouvent pas dans l’économie du numérique les garanties nécessaires à leur activité — sans que cela les empêche d’expérimenter certaines exploitations numériques.
Où peut-il y avoir litige ? En l’absence d’un ’droit des lecteurs’, qui pourraient réclamer un accès numérique aux œuvres ’livres’ dont ils acquièrent l’usage, seuls les auteurs sous contrat sont à même de contester tout ou partie de ces points pour organiser l’exploitation numérique des œuvres en question.
Les artistes et créateurs prenant en compte les médias numériques n’ont d’ailleurs pas attendu la question du ’livre et du numérique’ pour investir le domaine, du jeu vidéo jusqu’aux solutions expérimentées par Publie.net et surtout l’invention de nouvelles formes de création — tierslivre.net, desordre.net, ...