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détruire à jamais les données informatisées

27 avril 2009, 16:22, par François Bon, le blog|journal

évidemment d’accord avec toi, Laurent, et merci pour le lien

pas de quoi s’emmêler les pinceaux quand on lit "détruire à jamais les données informatisées" et autres

mais quand l’état sarkozyste retrouve les vieux réflexes policiers, convocation de l’éditeur, et Coupat maintenu en prison, moi je préfère ce bol d’air là, en plus fichtrement écrit (les simplifications de Blanqui dans son "Mort aux romantiques !" est du même ordre !), je choisis mon camp

ça discute aussi pas mal sur face book à ce propos, comme André Gunthert, je cite :

Juste un détail, pour donner le ton. "1er Cercle", p. 13. L(es) auteur(s) s’énervent contre le slogan "I am what I am" : « stade ultime de l’évolution publicitaire, ... Des décennies de concepts pour en arriver là, à la pure tautologie. »

Pas de bol. Composé en 1983 par Jerry Hermann, auteur gay, "I am what I am" est une chanson identitaire (« I am my own special creation ») qui deviendra le cri de ralliement de la Gay Pride. On a donc simultanément la démonstration de l’absence de connaissance de la culture pop, de la culture américaine et de la culture gay, au service d’un cliché franchouillard qui dénonce Pepsi et Reebok..
Juste un détail, pour donner le ton. "1er Cercle", p. 13. L(es) auteur(s) s’... Lire la suiteénervent contre le slogan "I am what I am" : « stade ultime de l’évolution publicitaire, ... Des décennies de concepts pour en arriver là, à la pure tautologie. »

Pas de bol. Composé en 1983 par Jerry Hermann, auteur gay, "I am what I am" est une chanson identitaire (« I am my own special creation ») qui deviendra le cri de ralliement de la Gay Pride. On a donc simultanément la démonstration de l’absence de connaissance de la culture pop, de la culture américaine et de la culture gay, au service d’un cliché franchouillard qui dénonce Pepsi et Reebok..

mais là encore, en pensant à 699 romans de rentrée consensuels sur 730, et qui ne risquent pas de faire ce genre d’erreur, signé sans hésitation la pétition de la Maison des écrivains

donc persiste et signe (même effrayé, c’est vrai, par le monde sans art dont témoigne "L’insurrection qui vient", le passage que tu cites étant le seul où la littérature soit mentionnée...)