Voir en Benoît Yvert un défenseur de la littérature, c’est très exagéré. Lui qui avait déclaré à Livres Hebdo que la littérature se portait bien en citant trois livres : un dictionnaire, un livre d’Histoire et si mes souvenirs sont bons, une mièvrerie de D’Ormesson ou un truc comme ça. Je ne pleurerai pas la fin de l’Yvert mais je me désole qu’elle n’accouchera pas, cette fin, du printemps. Quant à Albanel, si l’Histoire la retient (ce qui paraît improbable), ce sera pire pour elle que si l’Histoire l’oublie. Qu’elle se moque du livre est certain et plus encore, dans le livre, de la littérature. Dans le journal du ministère, qui va de plus en plus vite de ma boîte aux lettres à la poubelle, il n’est quasiment jamais question de littérature. Quand on y cause de livres, c’est soit du côté patrimonial, soit pour vanter le manga français ou la bonne santé de Titeuf. Ça va d’autant plus devenir difficile pour nous, amateurs de littérature, que les socialistes ont un peu le même comportement dans leurs régions ou leurs villes. Récemment le maire socialiste d’une grande ville ne voyait pas l’intérêt de soutenir une très belle manifestation littéraire au prétexte que selon lui "il n’y a pas d’avenir pour le livre". Je me demande s’il n’y aurait pas, très prochainement, un réel avenir pour les pavés (non ceux qu’on lit, mais ceux qu’on jette).
Amitiés
Cher François,
Voir en Benoît Yvert un défenseur de la littérature, c’est très exagéré. Lui qui avait déclaré à Livres Hebdo que la littérature se portait bien en citant trois livres : un dictionnaire, un livre d’Histoire et si mes souvenirs sont bons, une mièvrerie de D’Ormesson ou un truc comme ça. Je ne pleurerai pas la fin de l’Yvert mais je me désole qu’elle n’accouchera pas, cette fin, du printemps. Quant à Albanel, si l’Histoire la retient (ce qui paraît improbable), ce sera pire pour elle que si l’Histoire l’oublie. Qu’elle se moque du livre est certain et plus encore, dans le livre, de la littérature. Dans le journal du ministère, qui va de plus en plus vite de ma boîte aux lettres à la poubelle, il n’est quasiment jamais question de littérature. Quand on y cause de livres, c’est soit du côté patrimonial, soit pour vanter le manga français ou la bonne santé de Titeuf. Ça va d’autant plus devenir difficile pour nous, amateurs de littérature, que les socialistes ont un peu le même comportement dans leurs régions ou leurs villes. Récemment le maire socialiste d’une grande ville ne voyait pas l’intérêt de soutenir une très belle manifestation littéraire au prétexte que selon lui "il n’y a pas d’avenir pour le livre". Je me demande s’il n’y aurait pas, très prochainement, un réel avenir pour les pavés (non ceux qu’on lit, mais ceux qu’on jette).
Amitiés