Accueil > ... > Forum 2337

bi ba bi dou slam

24 mai 2009, 23:35, par fgriot

situation : par la phrase déjà citée de Burrougghs, peut-être, "Les mots sont certainement associés au son comme la couleur est associée à la lumière. (…) Je regrette que les écrivains ne sachent pas quels sont leurs moyens — et jusqu’à ce qu’ils sachent, ils ne pourront guère rattraper la peinture."

… de cette centralité/nécessité du sonore, de réunir textes si possibles "pointus" à une facilité d’écoute via musique… en tout cas pas du tout envie de compliquer encore la chose par de la musique dite "savante".

je ne sais pas s’il y a des "mouvements", mais on me dit parfois tout comme à toi "c’est du slam alors ?"

ben non, je ne crois pas, en suis assez sûr même. pas de cette source-là, orale, d’une autre, de l’écrit au début, mais allant vers profération (sans doute de la langue parlée, oui, mais entrée dans l’écrit tout d’abord, puis reparlée, et non de la langue parlée directement), et pas trop cette culture de l’impro souvent rattachée au slam (même si tenté par cela)…

se situer ? ne pas se reconnaître ni dans le slam ni dans les lectures dites "poétiques" (sauf une ou deux, parfois, très rares…), se sentir bien plus proche des musiciens (si ce n’est s’y "reconnaître") dans une poétique recherchée (émotion lorsque le mélodique touche, intensités et rythmiques, intentions non dans l’intelligible mais dans la sensation…)

alors me touchent, oui bien plus, ceux qui me semblent transcender les genres (musique vs chanteur vs lecteur vs slameur), comme les exemple cités plus haut…

Voir en ligne : fgriot