ce n’est pas une biographie, mais mieux vaut lire le cabinet du docteur Michaux de Bonnefis, c’est le même prix -eh oui, c’est cher, la "qualité" a un prix, c’est trois fois moins gros, ça apporte trois plus aussi) que la bonne bio, bien convenue (j’ai écarté in extemis un tiret), bien universitaire et tous les sacrements qui l’accompagnent, du bon père Martin, qui ne fera évidemment de mal à personne
ou dans un autre registre le livre de Geneviève Bonnefoi intitulé tout bonnement
Henri Michaux
une sobre couverture
un trésor
réunis : une vingtaine d’articles (ou préfaces) rédigés de 1956 à 1987
tirage : 500 exemplaires
par l’Association Mouvements, La Boulbène 82330 GINALS (tél. 05 63 24 60 00)
l’avant-propos de Geneviève Bonnefoi :
En 2004 il y aura déjà vingt ans que Michaux nous a quittés et, mis à part quelques fidèles fervents qui rappellent périodiquement sa mémoire, il semble bien que son oeuvre s’éloigne, dans un monde tout occupé de matérialité.
A relire ces textes - écrits, il faut le rappeler, à des moments différents et pour des publics différents selon les journaux, revues, catalogues d’exposition dans lesquels ils étaient publiés pendant une trentaine d’années - je mesure bien l’aspect répétitif de certains. Mais je prends conscience aussi de l’immense désir qui m’animait de faire connaître en son entier l’oeuvre fabuleuse de Michaux, tant sur le plan littéraire que sur celui de la peinture, ayant toujours l’impression qu’une grande part de cette oeuvre était encore ignorée. Comme si toute une partie de ce que j’appelai "le vaste continent Michaux" dans le livre que je lui ai consacré (Henri Michaux peintre) était engloutie derrière lui. Lorsque je le rencontrai pour la première fois en 1956, chez René Drouin (je venais d’écrire "Description d’un trouble" et "Le petit cortège"), il n’était plus question dans le monde "artistique" que de la mescaline : Le Barbare en Asie, l’étrange voyageur d’Ecuador ou de Au pays de la magie, et toutes ces peintures déjà faites et exposées (dont je possédais deux précieux exemplaires depuis 1948)semblaient n’avoir jamais existé. Aujourd’hui encore il m’arrive de rencontrer des gens qui ne savent pas que Michaux avait écrit tous ces livres et d’autres, plus rares, qui ne savaient pas que l’auteur de Plume peignait. Pour certains, Plume étant, hélas, le summum de leur connaissance.
Alors mémoire, réveille-toi - suis l’incroyable Parcours de cet homme extraordinaire et qu’il soit encore pour longtemps le guide, l’éclaireur de notre nuit actuelle.
Septembre 2003
RK
ce n’est pas une biographie, mais mieux vaut lire le cabinet du docteur Michaux de Bonnefis, c’est le même prix -eh oui, c’est cher, la "qualité" a un prix, c’est trois fois moins gros, ça apporte trois plus aussi) que la bonne bio, bien convenue (j’ai écarté in extemis un tiret), bien universitaire et tous les sacrements qui l’accompagnent, du bon père Martin, qui ne fera évidemment de mal à personne
ou dans un autre registre le livre de Geneviève Bonnefoi intitulé tout bonnement
Henri Michaux
une sobre couverture
un trésor
réunis : une vingtaine d’articles (ou préfaces) rédigés de 1956 à 1987
tirage : 500 exemplaires
par l’Association Mouvements, La Boulbène 82330 GINALS (tél. 05 63 24 60 00)
l’avant-propos de Geneviève Bonnefoi :
En 2004 il y aura déjà vingt ans que Michaux nous a quittés et, mis à part quelques fidèles fervents qui rappellent périodiquement sa mémoire, il semble bien que son oeuvre s’éloigne, dans un monde tout occupé de matérialité.
A relire ces textes - écrits, il faut le rappeler, à des moments différents et pour des publics différents selon les journaux, revues, catalogues d’exposition dans lesquels ils étaient publiés pendant une trentaine d’années - je mesure bien l’aspect répétitif de certains. Mais je prends conscience aussi de l’immense désir qui m’animait de faire connaître en son entier l’oeuvre fabuleuse de Michaux, tant sur le plan littéraire que sur celui de la peinture, ayant toujours l’impression qu’une grande part de cette oeuvre était encore ignorée. Comme si toute une partie de ce que j’appelai "le vaste continent Michaux" dans le livre que je lui ai consacré (Henri Michaux peintre) était engloutie derrière lui. Lorsque je le rencontrai pour la première fois en 1956, chez René Drouin (je venais d’écrire "Description d’un trouble" et "Le petit cortège"), il n’était plus question dans le monde "artistique" que de la mescaline : Le Barbare en Asie, l’étrange voyageur d’Ecuador ou de Au pays de la magie, et toutes ces peintures déjà faites et exposées (dont je possédais deux précieux exemplaires depuis 1948)semblaient n’avoir jamais existé. Aujourd’hui encore il m’arrive de rencontrer des gens qui ne savent pas que Michaux avait écrit tous ces livres et d’autres, plus rares, qui ne savaient pas que l’auteur de Plume peignait. Pour certains, Plume étant, hélas, le summum de leur connaissance.
Alors mémoire, réveille-toi - suis l’incroyable Parcours de cet homme extraordinaire et qu’il soit encore pour longtemps le guide, l’éclaireur de notre nuit actuelle.
Septembre 2003
RK
Je crains d’être partial - doux euphémisme !