8 août 2009, 16:27, par François Bon, le blog|journal
Manque un document dans ce débat : une étude d’Alain Pierrot pour la SGDL sur la définition du mot livre, qui n’est pas public pour l’instant. Ce texte s’appuie sur une définition de Kant, reprise par Roger Chartier : « Kant dit [qu’un livre] est un discours adressé au public, qui est toujours la propriété
de celui qui l’a composé et qui ne peut être diffusé qu’à travers le mandat qu’il donne à un libraire ou à un éditeur pour le mettre dans l’aire de la circulation publique. »
Phrase géniale parce qu’elle sépare le livre de sa définition d’objet immobile pour le replacer, comme dans l’ensemble de l’esthétique de Kant, dans un espace de circulation et de réalisation.
Dans le texte d’AP, plusieurs explorations : l’illustration et l’image ont de tout temps été intégrées dans l’histoire du livre. Le "livre audio" l’élargit à la voix. Mais Alain en exclut la vidéo.
Il définit un double espace, qu’on trouvera aussi explicité dans les récentes interventions d’Alain Absire (SGDL) : la conjonction de deux univers différents, les livres « numérisés » sont le portage de livres papier ou dépendant de contrats éditeur préalables, les livres « numériques » naissent dans l’univers digital, et le livre papier en est alors un élément particulier. Par exemple, est de plus en plus indissociable pour un auteur le livre lui-même et le dossier numérique qui l’accompagne sur son site, sur les réseaux sociaux, ou dans l’ensemble du Net. A l’opposé, dans une démarche comme celle de publie.net, le mot livre nous est de plus en plus inutile, dans le développement de logiques d’accès, et de contenus textes, images, vidéo, voix
la définition proprement dit du mot livre alors importe peu, et ma petite mise en page ci-dessus juste une approche pour nos port-folios d’artistes et photographes, collection prête à démarrer sur publie.net
mais cette discussion, immense merci à l’ensemble des contributeurs ci-dessus, et notamment Hubert Guillaud et Silvère Mercier de Bibliobsession – c’est notre prise de repère dans la secousse sismique qui déjà traverse l’ensemble du monde de l’édition et de la distribution, et le lire lui-même
lire donc l’analyse de Virginie Clayssen dans teXtes, si longtemps que son site est pour nous tous un point de repère important - et merci à elle de renvoyer à texte d’Arnaud Maïsetti non moins décisif, accueilli par Constance Krebs, tout cela montre la cohésion et la densité
en souhaitant à Alain Pierrot de continuer à passer de bonnes vacances pendant qu’on décrypte son missile radio-actif (en souhaitant que la SGDL, dont c’est à l’honneur de l’avoir commandité, le rende prochainement accessible)
Manque un document dans ce débat : une étude d’Alain Pierrot pour la SGDL sur la définition du mot livre, qui n’est pas public pour l’instant. Ce texte s’appuie sur une définition de Kant, reprise par Roger Chartier : « Kant dit [qu’un livre] est un discours adressé au public, qui est toujours la propriété
de celui qui l’a composé et qui ne peut être diffusé qu’à travers le mandat qu’il donne à un libraire ou à un éditeur pour le mettre dans l’aire de la circulation publique. »
Phrase géniale parce qu’elle sépare le livre de sa définition d’objet immobile pour le replacer, comme dans l’ensemble de l’esthétique de Kant, dans un espace de circulation et de réalisation.
Dans le texte d’AP, plusieurs explorations : l’illustration et l’image ont de tout temps été intégrées dans l’histoire du livre. Le "livre audio" l’élargit à la voix. Mais Alain en exclut la vidéo.
Il définit un double espace, qu’on trouvera aussi explicité dans les récentes interventions d’Alain Absire (SGDL) : la conjonction de deux univers différents, les livres « numérisés » sont le portage de livres papier ou dépendant de contrats éditeur préalables, les livres « numériques » naissent dans l’univers digital, et le livre papier en est alors un élément particulier. Par exemple, est de plus en plus indissociable pour un auteur le livre lui-même et le dossier numérique qui l’accompagne sur son site, sur les réseaux sociaux, ou dans l’ensemble du Net. A l’opposé, dans une démarche comme celle de publie.net, le mot livre nous est de plus en plus inutile, dans le développement de logiques d’accès, et de contenus textes, images, vidéo, voix
la définition proprement dit du mot livre alors importe peu, et ma petite mise en page ci-dessus juste une approche pour nos port-folios d’artistes et photographes, collection prête à démarrer sur publie.net
mais cette discussion, immense merci à l’ensemble des contributeurs ci-dessus, et notamment Hubert Guillaud et Silvère Mercier de Bibliobsession – c’est notre prise de repère dans la secousse sismique qui déjà traverse l’ensemble du monde de l’édition et de la distribution, et le lire lui-même
lire donc l’analyse de Virginie Clayssen dans teXtes, si longtemps que son site est pour nous tous un point de repère important - et merci à elle de renvoyer à texte d’Arnaud Maïsetti non moins décisif, accueilli par Constance Krebs, tout cela montre la cohésion et la densité
en souhaitant à Alain Pierrot de continuer à passer de bonnes vacances pendant qu’on décrypte son missile radio-actif (en souhaitant que la SGDL, dont c’est à l’honneur de l’avoir commandité, le rende prochainement accessible)