Une femme à la hauteur de ce qui est dit. Toute lumière de prestance cessante. Ce livre est à lire aux larmes, en riant, pour secouer les apparats. Quand vient l’horreur de la langue arrachée vive en plein jour. On ne rit plus. On comprend qu’elle est anéantie dans la réalité, pas dans le roman. Je pense à Bernard Noël. A tous les chiffons de colmatage qu’il faut entasser ( les mots et les bravades) pour absorber le sang qui gicle sous le sanglot irrépressible. Lydie Salvayre écrit sans amortisseurs dans une embardée de fictions fidèles au modèle. Dans le trop, il y a u noyau qu’il lui faut cracher élégamment. Grâce à elle, il y arrive. Grâce à lui, elle peut faire voir la colère dans des textes bien baraqués. Cela rassure . Le cap du pire semble derrière ou en dessous. Tant qu’il y aura des mots... Ne pas voir n’est pas la fin de tout. L’autre est là qui grave les paroles, les vraies, les inventées et les autres...
Une femme à la hauteur de ce qui est dit. Toute lumière de prestance cessante. Ce livre est à lire aux larmes, en riant, pour secouer les apparats. Quand vient l’horreur de la langue arrachée vive en plein jour. On ne rit plus. On comprend qu’elle est anéantie dans la réalité, pas dans le roman. Je pense à Bernard Noël. A tous les chiffons de colmatage qu’il faut entasser ( les mots et les bravades) pour absorber le sang qui gicle sous le sanglot irrépressible. Lydie Salvayre écrit sans amortisseurs dans une embardée de fictions fidèles au modèle. Dans le trop, il y a u noyau qu’il lui faut cracher élégamment. Grâce à elle, il y arrive. Grâce à lui, elle peut faire voir la colère dans des textes bien baraqués. Cela rassure . Le cap du pire semble derrière ou en dessous. Tant qu’il y aura des mots... Ne pas voir n’est pas la fin de tout. L’autre est là qui grave les paroles, les vraies, les inventées et les autres...