17 novembre 2009, 22:48, par Gérard L, libraire & écrivain
Drôlement bien l’article de Vincent Monadé : l’avenir du livre mais ça semble bien qu’il s’emmêle complètement les pinceaux dans la question d’un "prix unique du livre numérique" -
le "prix unique" de la loi Lang, et je suis bien placé pour le savoir, c’est que dans la limite des 5% le livre est vendu le même prix chez Virgin, Leclerc ou chez votre libraire indépendant
et bien sûr non pas que tous les livres sont vendus le même prix, 6 euros pour tous les poches, 15 euros pour tous les romans et 25 cts pour toutes les merdouilles de gens de la politique qui écrivent
pour le numérique est-ce que ça veut dire quelque chose ? comment empêcher un revendeur hors-sol de vendre un fichier au rabais ? mais justement, si on regarde les plate-formes comme Eden ou immateriel-fr, on découvre que les revendeurs ne font que s’implémenter sur un fournisseur-départ unique - et la concurrence des plate-formes qui s’annonce n’est pas forcément une mauvaise chose – au fournisseur-départ de préciser les conditions de revente, sinon il se coule lui-même
mais si on considère qu’une loi pourrait fixer un pourcentage de rapport entre livre papier et livre numérique, c’est par rapport à quoi ? à édition première, édition poche, à édition club ? et s’il n’y a pas de papier, oeuvre seulement numérique, ou si le papier n’est plus disponible ?
ce serait dommage que les personnes disposant d’influence institutionnelle s’enferrent dans ces questions – rappelons les positions des auteurs :
– séparer le contrat papier du contrat numérique, l’auteur signe les 2 séparément, et pour des durées à convenir, limitées à 10 ans
– dans la nouvelle répartition économique, l’auteur est aussi celui qui défend son texte, notamment sur Internet, son rôle change - par contre, plus d’imprimerie, de camions, de hangars et carons : il faut remonter les droits d’auteur à 25% maxi
espérons que les gens comme Vincent Monadé s’en souviendront, qu’il y a des auteurs...
Drôlement bien l’article de Vincent Monadé : l’avenir du livre mais ça semble bien qu’il s’emmêle complètement les pinceaux dans la question d’un "prix unique du livre numérique" -
le "prix unique" de la loi Lang, et je suis bien placé pour le savoir, c’est que dans la limite des 5% le livre est vendu le même prix chez Virgin, Leclerc ou chez votre libraire indépendant
et bien sûr non pas que tous les livres sont vendus le même prix, 6 euros pour tous les poches, 15 euros pour tous les romans et 25 cts pour toutes les merdouilles de gens de la politique qui écrivent
pour le numérique est-ce que ça veut dire quelque chose ? comment empêcher un revendeur hors-sol de vendre un fichier au rabais ? mais justement, si on regarde les plate-formes comme Eden ou immateriel-fr, on découvre que les revendeurs ne font que s’implémenter sur un fournisseur-départ unique - et la concurrence des plate-formes qui s’annonce n’est pas forcément une mauvaise chose – au fournisseur-départ de préciser les conditions de revente, sinon il se coule lui-même
mais si on considère qu’une loi pourrait fixer un pourcentage de rapport entre livre papier et livre numérique, c’est par rapport à quoi ? à édition première, édition poche, à édition club ? et s’il n’y a pas de papier, oeuvre seulement numérique, ou si le papier n’est plus disponible ?
ce serait dommage que les personnes disposant d’influence institutionnelle s’enferrent dans ces questions – rappelons les positions des auteurs :
– séparer le contrat papier du contrat numérique, l’auteur signe les 2 séparément, et pour des durées à convenir, limitées à 10 ans
– dans la nouvelle répartition économique, l’auteur est aussi celui qui défend son texte, notamment sur Internet, son rôle change - par contre, plus d’imprimerie, de camions, de hangars et carons : il faut remonter les droits d’auteur à 25% maxi
espérons que les gens comme Vincent Monadé s’en souviendront, qu’il y a des auteurs...