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dictionnaires, nostalgie, élargissement

15 février 2010, 07:27, par apap

Souvenirs clairs de Gaffiot, Bailly ; mais blanc sur les pemiers dictionnaires français, sinon que jamais eu un Petit Larousse avec pages roses — frustrant. Où diable étaient ces planches de drapeaux, souvenir flou ressuscité par Laura ?

Puis le club des dictionnaires et encyclopédies signées, souvent en binôme, Ernout & Thomas, Bloch Wartburg, Monier-Williams, Magnien Lacroix, Pauly Wissowa, Josette & Alain Rey, Sachs Villatte. Noms qu’on se jetait à la tête, en signe de connaissance, faute de les consulter puis en acquérir quelques-uns, les délaisser, finalement les disperser entre des mains d’amis plus impliqués dans la pratique des langues.

L’attente de la parution "du" Magnien Lacroix, du deuxième tome de Chantraine.

Bien plus tard, la découverte du travail des lexicographes, industriels et informatisés à Oxford pour l’Oxford English Dictionary, artisanaux ailleurs. Sue Atkins et son redoutable accent de Glasgow, pour la mise en œuvre du bilingue Oxford Hachette. Duden, le Brockhaus Institut, finalement racheté par Langenscheidt.

Les rapports avec le traitement automatique du langage, Maurice Gross et le LADL, Bernard Quemada, Jacques Dendien, la base Frantext. Moteurs de recherche, lemmatisation, classement des résultats voient le jour : Discotext, et aussi Zyzomys (avec les balbutiements d’informaticiens qui "automatisent" les tables de conjugaison, d’où quelques fous rires au débogage).

L’art au quotidien des lexicographes, en quête du néologisme (du dépouillement de la presse jusqu’à des expéditions suspectes dans les rayons des grands magasins pour trouver mots et acceptions nouvelles à la veille des fêtes de fin d’année). L’immense culture, constamment distanciée par l’ironie d’Hubert Lucot.

Le Baratin Lorenzi, la refonte du Gaffiot…
Un dictionnaire de la Francophonie, un temps en ligne, avec version wap grâce à Jean-Marc Destabeaux, quasiment à l’insu de l’éditeur…

Récemment, Les Disparus du Littré d’Héloïse Neefs.

Aujourd’hui, m’interroge sur la place à donner en ligne à la signature des auteurs, aux projets menés à bien et pourtant toujours prolongés.