je reviens pour dire, Clément, qu’accord complet et profond
quand je disais que l’iPad est une "chance pour le livre traditionnel" c’est en pensant à effet paradoxal, constat déjà fait pour la poésie : mieux séparer les enjeux d’une invention web d’un côté, et ce qui restera l’apanage du livre papier de l’autre, quand le "portage" numérique du livre, Kindle, epub et GoodReader mis ensemble, me semble une bâtardise ou recul, en tout cas une impasse génétique
qu’on revienne à une figure plus binomiale, par le progrès même de ces fantastiques outils, ce n’est pas pour moi un déni à ce qui se fait du côté de l’édition numérique – et il me semble que là aussi on est d’accord : l’enjeu, ce que nous avons à dire ensemble aux éditeurs de notre connaissance, ce qu’on a à construire avec les magnifiques outils qui se développent, et ça inclut les amis d’ePagine, c’est un territoire d’édition dans l’invention web, qui lui donne les moyens de thésauriser ses savoirs, valoriser et diffuser ses contenus
et le mot "territoire" parce que ce qu’il y a à développer sur l’image, mais aussi la voix (comparer podcasts France Culture et le sinistre univers figé du "livre audio"), la façon symétriquement dont les expériences de prêts de eReaders en bibliothèque c’est cautère sur jambe de bois, alors que des iPad en bibliothèque c’est une mine pour la médiation, le combat que nous menons tous, là on est dans une aube
j’en parle de façon agitée et chaotique parce que (pas moi, mais notre petite équipe publie.net) on n’a pas d’autre choix que le faire en amateur, sur nos moyens propres – peut-être que c’est aussi la meilleure chance pour radicalité et d’avancer dans la grande caverne
je reviens pour dire, Clément, qu’accord complet et profond
quand je disais que l’iPad est une "chance pour le livre traditionnel" c’est en pensant à effet paradoxal, constat déjà fait pour la poésie : mieux séparer les enjeux d’une invention web d’un côté, et ce qui restera l’apanage du livre papier de l’autre, quand le "portage" numérique du livre, Kindle, epub et GoodReader mis ensemble, me semble une bâtardise ou recul, en tout cas une impasse génétique
qu’on revienne à une figure plus binomiale, par le progrès même de ces fantastiques outils, ce n’est pas pour moi un déni à ce qui se fait du côté de l’édition numérique – et il me semble que là aussi on est d’accord : l’enjeu, ce que nous avons à dire ensemble aux éditeurs de notre connaissance, ce qu’on a à construire avec les magnifiques outils qui se développent, et ça inclut les amis d’ePagine, c’est un territoire d’édition dans l’invention web, qui lui donne les moyens de thésauriser ses savoirs, valoriser et diffuser ses contenus
et le mot "territoire" parce que ce qu’il y a à développer sur l’image, mais aussi la voix (comparer podcasts France Culture et le sinistre univers figé du "livre audio"), la façon symétriquement dont les expériences de prêts de eReaders en bibliothèque c’est cautère sur jambe de bois, alors que des iPad en bibliothèque c’est une mine pour la médiation, le combat que nous menons tous, là on est dans une aube
j’en parle de façon agitée et chaotique parce que (pas moi, mais notre petite équipe publie.net) on n’a pas d’autre choix que le faire en amateur, sur nos moyens propres – peut-être que c’est aussi la meilleure chance pour radicalité et d’avancer dans la grande caverne