Je m’étonne que personne n’ait repris ce que dit F Bon : dans la réorganisation du ministère de la culture, les bibliothèques ne dépendent plus du Centre national du livre... c’est pourtant un comble ?
Alors je veux bien parler de ce "prix unique", mais il me semble qu’il y aurait beaucoup plus urgent à examiner ensemble, tous professionnels réunis (les bibliothécaires ont-ils jamais été associés à ces discussions ?), ce que le numérique donne comme responsabilité à la lecture publique, et ce qu’il offre aussi de possibilités, à soutenir et développer.
Imaginons que deux mois avant la parution d’un ouvrage, les bibliothèques aient le droit de le proposer en lecture seule (lecture sans téléchargement) comme nous savons le faire (en BU, du moins) avec nos ressources scientifiques : qui y perdrait ? Pourquoi les éditeurs, au lieu de s’enfermer dans leur arrière-boutique, ne viennent pas chez nous voir comment on pourrait travailler ensemble ? On dépense des sommes folles pour les ressources scientifiques, médicales, juridiques, les dictionnaires en ligne, même de savoir ce pactole tout auprès ne les intéresse pas ?
Et les libraires dont vous parlez tant, pourquoi ne s’expriment-ils pas ? On a bien l’impression qu’ils ont fait leur choix, qu’ils ont un métier de qualité, et que la diffusion de fichiers numériques ne les intéresse tout simplement pas.
C’est vrai, dans ce contexte, qu’on aurait tendance à se désintéresser de ce que Bon nomme "ligne Maginot".
Merci à Hubert Guillaud de ces précisions.
Je m’étonne que personne n’ait repris ce que dit F Bon : dans la réorganisation du ministère de la culture, les bibliothèques ne dépendent plus du Centre national du livre... c’est pourtant un comble ?
Alors je veux bien parler de ce "prix unique", mais il me semble qu’il y aurait beaucoup plus urgent à examiner ensemble, tous professionnels réunis (les bibliothécaires ont-ils jamais été associés à ces discussions ?), ce que le numérique donne comme responsabilité à la lecture publique, et ce qu’il offre aussi de possibilités, à soutenir et développer.
Imaginons que deux mois avant la parution d’un ouvrage, les bibliothèques aient le droit de le proposer en lecture seule (lecture sans téléchargement) comme nous savons le faire (en BU, du moins) avec nos ressources scientifiques : qui y perdrait ? Pourquoi les éditeurs, au lieu de s’enfermer dans leur arrière-boutique, ne viennent pas chez nous voir comment on pourrait travailler ensemble ? On dépense des sommes folles pour les ressources scientifiques, médicales, juridiques, les dictionnaires en ligne, même de savoir ce pactole tout auprès ne les intéresse pas ?
Et les libraires dont vous parlez tant, pourquoi ne s’expriment-ils pas ? On a bien l’impression qu’ils ont fait leur choix, qu’ils ont un métier de qualité, et que la diffusion de fichiers numériques ne les intéresse tout simplement pas.
C’est vrai, dans ce contexte, qu’on aurait tendance à se désintéresser de ce que Bon nomme "ligne Maginot".