Bernard Cerquiglini écrivait dans son Eloge de la variante (1989) : L’œuvre littéraire, au Moyen Âge, est une variable. L’approche joyeuse par la langue maternelle de la signifiance propre à l’écrit a pour effet de répandre à profusion le privilège de l’écriture. Qu’une main fut première, parfois, sans doute, importe moins que cette incessante récriture d’une œuvre qui appartient à celui qui, de nouveau, la dispose et lui donne forme. Cette activité perpétuelle et multiple fait de la littérature médiévale un atelier d’écriture. Le sens y est partout, l’origine nulle part (p. 57).
Il me semble qu’Internet transforme la scène littéraire en vaste atelier d’écriture. Ce qui signifie - paradoxalement - que la lecture prend le pas sur l’écriture. L’écrivain est d’abord un lecteur. L’atelier d’écriture, d’abord un atelier de lecture.
Je ne veux pas dire du tout qu’il n’y aurait plus d’auteurs, mais que l’instance auctoriale est désormais plutôt du côté de la lecture. L’écrivain apparaissant comme un maître de lecture (ce que vous êtes bien l’un et l’autre, encore que de façons très différentes, François B. et Patrick R.) plutôt que comme un créateur.
Bernard Cerquiglini écrivait dans son Eloge de la variante (1989) :
L’œuvre littéraire, au Moyen Âge, est une variable. L’approche joyeuse par la langue maternelle de la signifiance propre à l’écrit a pour effet de répandre à profusion le privilège de l’écriture. Qu’une main fut première, parfois, sans doute, importe moins que cette incessante récriture d’une œuvre qui appartient à celui qui, de nouveau, la dispose et lui donne forme. Cette activité perpétuelle et multiple fait de la littérature médiévale un atelier d’écriture. Le sens y est partout, l’origine nulle part (p. 57).
Il me semble qu’Internet transforme la scène littéraire en vaste atelier d’écriture. Ce qui signifie - paradoxalement - que la lecture prend le pas sur l’écriture. L’écrivain est d’abord un lecteur. L’atelier d’écriture, d’abord un atelier de lecture.
Je ne veux pas dire du tout qu’il n’y aurait plus d’auteurs, mais que l’instance auctoriale est désormais plutôt du côté de la lecture. L’écrivain apparaissant comme un maître de lecture (ce que vous êtes bien l’un et l’autre, encore que de façons très différentes, François B. et Patrick R.) plutôt que comme un créateur.
Voir en ligne : http://jacomino.over-blog.com