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l’invitation : Rebollar contre Berlol

13 juin 2006, 23:26, par Christian Jacomino

Pardonnez-moi si je vous ai mal compris, mais j’ai vu que vous parliez de "notre côté" et d’un "autre côté" et je voulais protester contre cette opposition. Surtout parce que vous désigniez l’argent, le désir d’en gagner par la littérature, comme critère d’opposition.
Je pense que notre représentation de l’art et de la culture repose sur une opposition héritée du 19e siècle entre ’grand art’ désintéressé et ’art mineur’ commercial. Or, il me semble qu’il n’y a rien de plus urgent que de se défaire de ce schéma. Il me semble que, quant à vous, vous être en position de rompre avec, mais que vous y demeurez attaché pourtant à de certains moments. Si je me trompe, vous voudrez bien excuser cette erreur de lecture. Mais si je ne me trompe pas, ce n’est pas grave non plus. La position que je désigne est des plus respectables. C’est celle à laquelle souscrivent la grande majorité des intellectuels français aujourd’hui, et vous voudrez bien croire que je les prends pas (tous) pour des imbéciles. Mais il se trouve que je ne suis pas d’accord avec cela. Et que le blog de notre ami François me paraît le lieu choisi pour agiter la question.
Quand à la notion de littérature académique, elle ne me semble pas floue du tout. Elle désigne la littérature étudiée et défendue par l’école. Il se trouve que l’école ne défend beaucoup ni George Sand, ni Alexandre Dumas ni Gaston Leroux que je préfère, par exemple, à Flaubert. Et ce n’est pas une invention de ma part que les auteurs académiques ont reproché à Sand, Dumas et Leroux d’écrire en mercenaires.
Ne vous fâchez pas contre moi, croyez bien que je cherche pas à en découdre. Mais il se trouve que je défends une position extrèmement minoritaire. Et que j’essaie seulement de nouer le dialogue avec qui veut bien.

Voir en ligne : Reprises