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l’invitation : Rebollar contre Berlol

14 juin 2006, 12:48, par CG

Je ne vois pas bien le rapport entre cette dernière intervention et ce qui précède. J’ai été prof aussi et il me paraît clair que pour cet élève comme pour d’autres, ce n’est pas Molière qui pose problème, mais les livres en général, et l’école autour des livres, et la société autour de l’école.

Pour faire le lien avec le sujet initial de Patrick, j’ai été récemment amusée par un mail laissé dans la boîte de mon site labyrinthe : « fais chier d’apeler ton site labyrinthe on perd du temps ». Je lui ai répondu que la littérature n’était pas contagieuse ...

C’est pourquoi les questions de littérature académique ou pas, minoritaire ou pas, ces représentations dont vous dites vous même qu’elles sont héritées du 19e siècle, me semblent être un combat d’arrière garde, une problématique des années 70-80 du siècle dernier davantage que de ce début de 21e siècle, ou de toutes façons toute littérature est peu de chose face à d’autres rouleaux compresseurs.

Plutôt que de mettre les écrivains dans des cases, je préfère pour ma part procéder comme je le faisais dans la bibliothèque municipale de la ville de banlieue où j’ai grandi et découvert la lecture (l’apprentissage de cette activité éminemment solitaire a du mal à se faire à l’école) : fureter, feuilleter, essayer, aimer ou pas, sans exclure à priori ... j’aime lire Claude Simon et Greg Egan, Christine Angot et Marcel Proust, Henri Michaux et Houellebecq, etc. etc.

Et, si je trouve ridicule la pose de certains contempteurs du soi-disant déclin de la littérature française devenue commerciale, je connais également des tenants de la littérature populaire, ou de la science-fiction, qui se considèrent comme une aristocratie et se montrent plus sectaires que les contradicteurs qu’ils accusent de l’être.

Voir en ligne : labyrinthe