ne suis-je point tout à la fois un lecteur populaire et un lecteur lettré ?
14 juin 2006, 17:36, par grapheus tis
Deux points dans l’échange :
• Jamais, au grand jamais, Barthes n’a prophétisé quoique ce soit.
Il rêvait ! Ça oui ! Et un sacré poseur d’échardes !
Il suffit de lire attentivement la citation.
Étant le "citateur", je me suis senti atteint par le "vous" qui émanait d’un "nous" si péremptoire dans son affirmation de minoritaire. Nous sommes souvent les minoritaires de quelques autres ; souvent, j’affirme être, moi aussi, dans les marges et je renvoie allègrement les autres dans les miennes.
• Christine du Labyrinthe - merci pour ce bel ouvrage d’internaute - ne craint pas d’affirmer que le clivage "lettré/populaire" est du siècle dernier (le XXe ?). J’approuve.
Cependant je pense que sévissent quelques séquelles dans la diffusion des écrits et leur accès entre "réseau lettré/réseau de masse".
Il importe sans doute d’éviter de parler en termes de besoins culturels - qui mèneraient trop à hiérarchiser - , mais il ne faut pas redouter de parler de capacité à exprimer ces besoins.
Dans le réseau lettré, ça “cause” encore ; dans le réseau de masse, c’est le silence, - pour le "vendeur" : t’achètes ou t’achètes pas ?
Depuis cinquante ans, l’écart se comble. Au détriment de... ? Au profit de ...?
La Toile , dans son tohu bohu, laisse percer des espoirs.
Encore faudra-t-il “réduire la fracture numérique”, comme il est dit fort chirurgicalement.
Deux points dans l’échange :
• Jamais, au grand jamais, Barthes n’a prophétisé quoique ce soit.
Il rêvait ! Ça oui ! Et un sacré poseur d’échardes !
Il suffit de lire attentivement la citation.
Étant le "citateur", je me suis senti atteint par le "vous" qui émanait d’un "nous" si péremptoire dans son affirmation de minoritaire. Nous sommes souvent les minoritaires de quelques autres ; souvent, j’affirme être, moi aussi, dans les marges et je renvoie allègrement les autres dans les miennes.
• Christine du Labyrinthe - merci pour ce bel ouvrage d’internaute - ne craint pas d’affirmer que le clivage "lettré/populaire" est du siècle dernier (le XXe ?). J’approuve.
Cependant je pense que sévissent quelques séquelles dans la diffusion des écrits et leur accès entre "réseau lettré/réseau de masse".
Il importe sans doute d’éviter de parler en termes de besoins culturels - qui mèneraient trop à hiérarchiser - , mais il ne faut pas redouter de parler de capacité à exprimer ces besoins.
Dans le réseau lettré, ça “cause” encore ; dans le réseau de masse, c’est le silence, - pour le "vendeur" : t’achètes ou t’achètes pas ?
Depuis cinquante ans, l’écart se comble. Au détriment de... ? Au profit de ...?
La Toile , dans son tohu bohu, laisse percer des espoirs.
Encore faudra-t-il “réduire la fracture numérique”, comme il est dit fort chirurgicalement.
Gloire aux anonym@ts et aux bénévol@ts !
Voir en ligne : http://grapheus.hautetfort.com