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j’aime les nuages, les merveilleux nuages

14 juin 2006, 19:03, par FB

juste pour vous signaler le nuage parallèle sur littéréticulaire du jour

non, Patrick, je ne me sens pas "dépossédé", heureusement, et "intéressé" là tu pousses : on est tous vitalement immergés dans ces questions — je ne suis pas intervenu dans échange ci-dessus parce qu’il me questionne là où je n’ai pas forcément réponse

on peut même considérer que la réflexion jcb sur Juliet et Bergounioux différents dans notre bibliothèque parce que lus à plus vaste échelle rejoint cette discussion-ci

des noms me résonnent à lire l’échange ci-dessus, Anachronisme de Tarkos que je relis ces jours-ci et découvre chaque fois plus impressionnant de fiction potentielle, de déplacement de nos représentations du monde, ou le plaisir que j’ai à reprendre un voyage de Loti ou un Simenon lu 30 fois : il y aurait à puiser aussi, sur ces questions, dans les Entretiens de Perec, projeté dans cette réception à vaste échelle pour Les Choses — je n’arrive pas, désolé Christian, et merci en même temps pour nous permettre d’entrer là, à utiliser ces catégories pour ma pratique et de lecteur et d’auteur : si un texte me devient urgent et nécessaire comme par exemple le Document D 9 de Michaux, je sais que je peux le lire à haute voix dans une classe de cinquième, ou avec un copain à côté à la batterie — et je ne fais pas de différence non plus entre décrypter pour moi Document D 9 et ce qu’il me semble nécessaire de débroussailler, concernant l’imagerie de la drogue, les fonctionnements de foule et les constitutions symboliques, en faisant récit de Led Zeppelin à Nancy le 25 mars 1973

je pense aussi que le cher Patrick a fourni lui-même les bâtons pour se mettre dans les roues de son cher vélo d’appartement en donnant une telle place, dans son texte, à cette distinction entre les connus et les inconnus, qui est justement ce que le web met en cause, voir ce qu’en dit CG

hier à Nancy je les faisais bosser sur Daniil Harms : tous ses textes écrits entre 1932 et son atroce mort en 1941, jamais publiés avant les années 60, et pourtant n’ayant jamais cessés d’être "populaires" comme nous ne saurons jamais, pour nous, établir ce concept de "populaire" — peut-être là le fond de la question, et là om l’effectivité, la rapidité Internet nous ouvre l’espace par lequel Harms nous est parvenu : une question décisive, cette fois, de politique