Un peu d’air dans le landernau épris d’exercice locutoire avec ce délicieux petit livre "Les idées des autres " de Simon LEYS . C’est un point de capiton possible et non obligatoire pour déplacer un peu le curseur des priorités et s’accrocher un moment dans l’arbre tutélaire de circonstance d’un site internet . Plus je lis ce qui se passe ici, et plus je deviens distraite lorque le ballon verbal passe fébrilement en rase-motte ou en boulet, ratant son but premier de mettre au même endroit les mêmes idées, même opposées et plus ou moins vouées au naufrage de la confusion. Cela conforte mon intérêt pour les pensées denses mais quantitativement dosées pour ménager à la fois le scripteur ( en qui je vois de plus en plus un médiateur de mots interchangeable) et le lecteur ( celui qui a pas forcément envie de lire tout ce qu’on lui met devant les lunettes et qui aime écrire aussi). Le livre de Simon LEYS est un petit ouvrage qui rince les idées avec humour (que je ne veux surtout pas confondre avec le cynisme et la condescendance, ambroisies irritantes des "puissants" mal inspirés). Je vous lis en souriant la quatrième de couverture, elle est beaucoup plus intelligente et drôle que moi. Surtout ne lisez pas si c’est hors sujet, le temps gaspillé ne se rattrape guère, a fortiori dans les guerres qui n’en sont pas des vraies mais qui les préfigurent.
TITRE :
LES IDEES DES AUTRES idiosyncratiquement compilées pas Simon LEYS, pour l’amusement des lecteurs oisifs
[ En reste-t-il s’ils ne sont pas rentiers, jemenfoutistes ou malades ?]
« La plupart des gens sont d’autres gens », disait Oscar Wilde. « Leurs pensées sont les opinions de quelqu’un d’autre ; leur vie est une imitation ; leurs passions, une citation. Il n’y a qu’une façon de réaliser sa propre âme, et c’est de se débarrasser de la culture »
En effet, beaucoup de florilèges me rappellent un assez morne personnage de ma connaissance ; il avait noté une collection de plaisanteries dans un petit carnet, et chaque fois qu’on l’invitait quelque part, avant de se mettre en route, il commençait par mémoriser une douzaine d’anecdotes et de bons mots, dans l’espoir d’éblouir ses hôtes avec les feux d’artifice de son esprit. Toute fois, un florilège n’est pas nécessairement inspiré d’un pathétique désir d’impressionner autrui au moyen de ce vernis d’emprunt que Wilde avait raison de railler. Il peut aussi refléter une réalité qu’avait bien saisie Alexandre Vialatte : »Le plus grand service que nous rendent les grands artistes, ce n’est pas de nous donner leur vérité, mais la nôtre ».
Un florilège qui rassemblerait des citations choisies seulement pour leur éloquence, leur profondeur, leur esprit ou leur beauté risquerait d’être tout à la fois fastidieux, interminable et incohérent. Il ne peut tirer son unité interne que de la personnalité et des goûts du compilateur lui-même, dont il présente une sorte de miroir ».
S .L (Pseudo de P.R )
Tout est dit ! Enfin presque...
Toute ressemblance avec ce qui se passe dans les sites internet n’est pas fortuite et il s’agit je suppose , moins d’un changement de forme que d’un changement de fond. La pâte humaine est ainsi. Il y a ceux qui en mettent des couches, ceux qui décapent ( les mercenaires ?) et ceux plus timides qui frottent le dépôt poussiéreux sans conviction ( Ils se syndiquent parfois quand ils prennent du poil de la bête). La monde n’a pas changé, c’est le monde internet qui le croit : Chut ! Laissons le rêver... le délire verbal est un pansement très ordinaire et très utile. Les livres ne sont pour moi que des manuels techniques de pansements qu’on commercialise à chaque nouvelle génération . On retrouve parfois de bonnes vieilles recettes ( citations) dans de vieux grimoires oubliés. Cela me rend très optimiste mais ne me guérit pas de ma nonchalance grandissante. Bien cordialement à chacun, avec mention chaleureuse pour ceux qui le souhaitent. Les chaises sont anonymes et on peut en changer en faisant attention de ne pas se coincer les neurones...
« I had three chairs in my house ; one for solitude, two for friendship, three for society »
Thoreau
J’avais trois chaises dans ma cabane. Une pour la solitude, deux pour l’amitié, trois pour la société.
Un peu d’air dans le landernau épris d’exercice locutoire avec ce délicieux petit livre "Les idées des autres " de Simon LEYS . C’est un point de capiton possible et non obligatoire pour déplacer un peu le curseur des priorités et s’accrocher un moment dans l’arbre tutélaire de circonstance d’un site internet . Plus je lis ce qui se passe ici, et plus je deviens distraite lorque le ballon verbal passe fébrilement en rase-motte ou en boulet, ratant son but premier de mettre au même endroit les mêmes idées, même opposées et plus ou moins vouées au naufrage de la confusion. Cela conforte mon intérêt pour les pensées denses mais quantitativement dosées pour ménager à la fois le scripteur ( en qui je vois de plus en plus un médiateur de mots interchangeable) et le lecteur ( celui qui a pas forcément envie de lire tout ce qu’on lui met devant les lunettes et qui aime écrire aussi). Le livre de Simon LEYS est un petit ouvrage qui rince les idées avec humour (que je ne veux surtout pas confondre avec le cynisme et la condescendance, ambroisies irritantes des "puissants" mal inspirés). Je vous lis en souriant la quatrième de couverture, elle est beaucoup plus intelligente et drôle que moi. Surtout ne lisez pas si c’est hors sujet, le temps gaspillé ne se rattrape guère, a fortiori dans les guerres qui n’en sont pas des vraies mais qui les préfigurent.
TITRE :
LES IDEES DES AUTRES idiosyncratiquement compilées pas Simon LEYS, pour l’amusement des lecteurs oisifs
[ En reste-t-il s’ils ne sont pas rentiers, jemenfoutistes ou malades ?]
« La plupart des gens sont d’autres gens », disait Oscar Wilde. « Leurs pensées sont les opinions de quelqu’un d’autre ; leur vie est une imitation ; leurs passions, une citation. Il n’y a qu’une façon de réaliser sa propre âme, et c’est de se débarrasser de la culture »
En effet, beaucoup de florilèges me rappellent un assez morne personnage de ma connaissance ; il avait noté une collection de plaisanteries dans un petit carnet, et chaque fois qu’on l’invitait quelque part, avant de se mettre en route, il commençait par mémoriser une douzaine d’anecdotes et de bons mots, dans l’espoir d’éblouir ses hôtes avec les feux d’artifice de son esprit. Toute fois, un florilège n’est pas nécessairement inspiré d’un pathétique désir d’impressionner autrui au moyen de ce vernis d’emprunt que Wilde avait raison de railler. Il peut aussi refléter une réalité qu’avait bien saisie Alexandre Vialatte : »Le plus grand service que nous rendent les grands artistes, ce n’est pas de nous donner leur vérité, mais la nôtre ».
Un florilège qui rassemblerait des citations choisies seulement pour leur éloquence, leur profondeur, leur esprit ou leur beauté risquerait d’être tout à la fois fastidieux, interminable et incohérent. Il ne peut tirer son unité interne que de la personnalité et des goûts du compilateur lui-même, dont il présente une sorte de miroir ».
S .L (Pseudo de P.R )
Tout est dit ! Enfin presque...
Toute ressemblance avec ce qui se passe dans les sites internet n’est pas fortuite et il s’agit je suppose , moins d’un changement de forme que d’un changement de fond. La pâte humaine est ainsi. Il y a ceux qui en mettent des couches, ceux qui décapent ( les mercenaires ?) et ceux plus timides qui frottent le dépôt poussiéreux sans conviction ( Ils se syndiquent parfois quand ils prennent du poil de la bête). La monde n’a pas changé, c’est le monde internet qui le croit : Chut ! Laissons le rêver... le délire verbal est un pansement très ordinaire et très utile. Les livres ne sont pour moi que des manuels techniques de pansements qu’on commercialise à chaque nouvelle génération . On retrouve parfois de bonnes vieilles recettes ( citations) dans de vieux grimoires oubliés. Cela me rend très optimiste mais ne me guérit pas de ma nonchalance grandissante. Bien cordialement à chacun, avec mention chaleureuse pour ceux qui le souhaitent. Les chaises sont anonymes et on peut en changer en faisant attention de ne pas se coincer les neurones...
« I had three chairs in my house ; one for solitude, two for friendship, three for society »
Thoreau
J’avais trois chaises dans ma cabane. Une pour la solitude, deux pour l’amitié, trois pour la société.
Libre Traduction de Simon L .
Voir en ligne : J’avais trois chaises... selon Simon Leys ou Thoreau...