19 octobre 2008, 20:35, par brigetoun ou brigitte celerier
retrouvé cela sur "paumée" - et je pense que c’est peu ou prou toujours valable :
La fulgurance osée du dernier Picasso dans le grand Tinel du Palais des papes, déjà - la parenté et les différences entre Dubuffet et Tapiès - un profil en marbre de Hadju - la prise de conscience de notre égoïsme en attendant mieux - la fausse méchanceté de Thomas Bernhart - l’évolution des toilettes des restaurants de campagne depuis les années 50 - les coins de la presqu’île de Gien préservés par la Marine - l’enregistrement du dialogue entre Léotaud et Jouhandeau - Vitez entouré d’une cour à une terrasse de café place des Carmes, l’année où il a donné trois Molière - les antibiotiques - tous ceux qui ont su vivre leurs déracinements au long des guerres - la réinstallation et ouverture des salles des vases grecs au Louvre - la nouvelle passerelle sur la Seine à Paris - et tout de même les transmissions, mais ce qui subsiste de manuscrit - les idiots s’ils sont bienheureux et bienveillants et ce qui a remplacé les salons - l’effort vers une vie plus juste, même si les résultats sont décevants - le très provisoire succès de la laïcité - les vestiges de la vie simple - et bien sur tout ce et tous ceux que j’ai connus - les après-midi passés à écouter dans l’herbe des chanteurs poètes - la continuation et la transformation de la coupe America - les livres de poche et la Pléïade - la chaise longue qui n’est pas du Corbusier mais de Charlotte Pierrand - certainement pas les listes - le culte des révolutions du 19ème - mais pas nos guerres suicides, et encore moins l’affirmation que le monde est en paix depuis - la résistance des esprits (ou quelques) au formatage - les efforts vers la beauté - l’éclosion et la décadence des grands couturiers - mais sans doute pas notre goût des commémorations.
Et je vois que je ne parlais pas de musique et que j’ai oublié : surtout pas la climatisation.
retrouvé cela sur "paumée" - et je pense que c’est peu ou prou toujours valable :
La fulgurance osée du dernier Picasso dans le grand Tinel du Palais des papes, déjà - la parenté et les différences entre Dubuffet et Tapiès - un profil en marbre de Hadju - la prise de conscience de notre égoïsme en attendant mieux - la fausse méchanceté de Thomas Bernhart - l’évolution des toilettes des restaurants de campagne depuis les années 50 - les coins de la presqu’île de Gien préservés par la Marine - l’enregistrement du dialogue entre Léotaud et Jouhandeau - Vitez entouré d’une cour à une terrasse de café place des Carmes, l’année où il a donné trois Molière - les antibiotiques - tous ceux qui ont su vivre leurs déracinements au long des guerres - la réinstallation et ouverture des salles des vases grecs au Louvre - la nouvelle passerelle sur la Seine à Paris - et tout de même les transmissions, mais ce qui subsiste de manuscrit - les idiots s’ils sont bienheureux et bienveillants et ce qui a remplacé les salons - l’effort vers une vie plus juste, même si les résultats sont décevants - le très provisoire succès de la laïcité - les vestiges de la vie simple - et bien sur tout ce et tous ceux que j’ai connus - les après-midi passés à écouter dans l’herbe des chanteurs poètes - la continuation et la transformation de la coupe America - les livres de poche et la Pléïade - la chaise longue qui n’est pas du Corbusier mais de Charlotte Pierrand - certainement pas les listes - le culte des révolutions du 19ème - mais pas nos guerres suicides, et encore moins l’affirmation que le monde est en paix depuis - la résistance des esprits (ou quelques) au formatage - les efforts vers la beauté - l’éclosion et la décadence des grands couturiers - mais sans doute pas notre goût des commémorations.
Et je vois que je ne parlais pas de musique et que j’ai oublié : surtout pas la climatisation.