Tout Godard (ne pas chinoiser), un stylo Montblanc (Himalaya portatif), la caravane de Raymond Roussel et maintenant celle de Raphaël, la VW rouge qui m’emmena grâce à ses deux pots d’échappement direction la Grèce et l’Irlande, les pages des livres de poche qui bronzent en même temps que vous sur les plages, Serge July vs Edouard de Rothschild, "Ascension" (un autre Himalaya) de John Coltrane, la voix de Dylan si bien caractérisée par Jérôme Pintoux, les brouillards lacrymogènes et leur sensation retrouvée dans le dernier film de Philippe Garrel, le bloc-notes de François Mauriac en dernière page de L’Express lu au lycée de Valenciennes, "Le Jardin des Fizzi Contini" (le livre puis le film), les frères Taviani avant les frères Dardenne, toute l’oeuvre de Scorsese, André Breton si manifestement, un ventilateur noir, pivotant, de marque Cinni, "Voyage au bout de l’enfer" (titre original du film bien plus beau : "The Deer Hunter"), les livres de Gracq que l’on n’ose réouvrir par peur du ravissement, mon taxi Aronde bleu et rouge des regrettés Dinky Toys (joli nom pour un groupe de rock !), "Satisfaction" dans les juke-boxes des cafés en prémisse de 68, l’invention musicale implacable de Pierre Boulez qui a signé (comme à l’époque des 121) contre la loi sarkozienne appliquée sous le trébuchet éhonté d’Arno Klarsfeld, la chevelure de Baudelaire et celle de Ligeti, qui demeurent vivants, la vitesse ou l’ivresse en moto, mon iMac 500 bleu et gris à l’encéphalogramme désormais plat, "Cézanne peint" chanté par France Gall, ce couteau suisse comme une bouée de sauvetage, un coupe-papier à la fois lourd et léger, la guillotine jetée au panier par François Mitterrand, Mallarmé au sommet, Paris un soir d’été sans les clameurs de "la peste émotionnelle" (Jean-Marie Brohm, Marc Perelman, Folio actuel), la Bibliothèque des littératures policières, rue du Cardinal Lemoine et sa conservatrice qui m’a lu hier un passage de Paul Féval ("Le crime du juge"), les "polars" américains de la grande époque et de la grande dépression, et les français (Manchette, Daeninckx), "Le Doulos" (le livre puis le film avec Belmondo), un écrivain de science-fiction (et de policiers) comme Richard Matheson, ma pipe en maïs, celle en argent (pour d’autres herbes) ramenée d’Algérie, Xenakis au firmament, Messiaen des canyons aux étoiles, et bien sûr quelques être humains...
Tout Godard (ne pas chinoiser), un stylo Montblanc (Himalaya portatif), la caravane de Raymond Roussel et maintenant celle de Raphaël, la VW rouge qui m’emmena grâce à ses deux pots d’échappement direction la Grèce et l’Irlande, les pages des livres de poche qui bronzent en même temps que vous sur les plages, Serge July vs Edouard de Rothschild, "Ascension" (un autre Himalaya) de John Coltrane, la voix de Dylan si bien caractérisée par Jérôme Pintoux, les brouillards lacrymogènes et leur sensation retrouvée dans le dernier film de Philippe Garrel, le bloc-notes de François Mauriac en dernière page de L’Express lu au lycée de Valenciennes, "Le Jardin des Fizzi Contini" (le livre puis le film), les frères Taviani avant les frères Dardenne, toute l’oeuvre de Scorsese, André Breton si manifestement, un ventilateur noir, pivotant, de marque Cinni, "Voyage au bout de l’enfer" (titre original du film bien plus beau : "The Deer Hunter"), les livres de Gracq que l’on n’ose réouvrir par peur du ravissement, mon taxi Aronde bleu et rouge des regrettés Dinky Toys (joli nom pour un groupe de rock !), "Satisfaction" dans les juke-boxes des cafés en prémisse de 68, l’invention musicale implacable de Pierre Boulez qui a signé (comme à l’époque des 121) contre la loi sarkozienne appliquée sous le trébuchet éhonté d’Arno Klarsfeld, la chevelure de Baudelaire et celle de Ligeti, qui demeurent vivants, la vitesse ou l’ivresse en moto, mon iMac 500 bleu et gris à l’encéphalogramme désormais plat, "Cézanne peint" chanté par France Gall, ce couteau suisse comme une bouée de sauvetage, un coupe-papier à la fois lourd et léger, la guillotine jetée au panier par François Mitterrand, Mallarmé au sommet, Paris un soir d’été sans les clameurs de "la peste émotionnelle" (Jean-Marie Brohm, Marc Perelman, Folio actuel), la Bibliothèque des littératures policières, rue du Cardinal Lemoine et sa conservatrice qui m’a lu hier un passage de Paul Féval ("Le crime du juge"), les "polars" américains de la grande époque et de la grande dépression, et les français (Manchette, Daeninckx), "Le Doulos" (le livre puis le film avec Belmondo), un écrivain de science-fiction (et de policiers) comme Richard Matheson, ma pipe en maïs, celle en argent (pour d’autres herbes) ramenée d’Algérie, Xenakis au firmament, Messiaen des canyons aux étoiles, et bien sûr quelques être humains...