Nous n’avancions pas. Vous n’êtes qu’une armée de fourmis, voilà ce qu’il nous disait, et ça ne nous faisait pas avancer davantage. Dans la nuit obscure de nos vies, il n’y avait pas d’étoiles, il n’y avait rien pour nous éclairer. Nuit obscure, vie obscure, nous aurions pu prier, mais dans cette nuit-là on ne priait pas. Ranger vos chapelets, il nous l’avait dit, pas de croyance inutile. Sans espoir, on aurait été mieux à rester immobiles dans nos placards. Les portes s’étaient brusquement ouvertes et depuis le temps qu’on en rêvait ça paraissait incroyable. Il n’y avait rien eu de changé seulement une nouvelle nuit qui ressemblait à l’ancienne alors à quoi bon. C’est sûr que nous n’avancions qu’à pas de fourmi, et cet homme habillé en jour nous aveuglait. Il vociférait des ordres que nous ne comprenions pas. Lui ce n’était pas son premier voyage hors du placard, il avait pris du grade ce qui l’empêchait de se rappeler d’où il venait. Quant à nous de nuit en nuit, nous ne savions pas où nous allions.
sortir de l’obscur… à quel prix ?
et tenter de comprendre
(un petit tour chez toi, Marie…)
Merci Chère Françoise pour ce petit tour chez moi où tu es toujours la bienvenue.
À très vite chez toi, j’ai pris du retard dans les lectures.
Tant de choses à mettre en lumière. Et cet homme habillé en jour. Merci pour ces fragements.
Merci Jean-Luc pour ta lecture qui éclaire ce texte de multiples possibles.
Bonne journée.
Mais , où sommes nous? c ‘est incroyablement mystérieux et dans cet univers qui ne dit pas son nom, le lecteur est pourtant en partage total, « Nous n’avancions pas. Vous n’êtes qu’une armée de fourmis, voilà ce qu’il nous disait, et ça ne nous faisait pas avancer davantage. » et quelle attaque pour ce texte , on a envie de poursuivre…
Un drôle de bon début !