Ça a commencé comme ça
Sans certitude
Sans plan
Sans savoir si j’y arriverais
Je n’avais qu’une idée vague, un geste à peine dessiné dans ma tête
Écrire ? Peut-être seulement rêver de l’écrire
Je me suis assise devant la page
La page était imaginée
Elle me regardait
Elle m’attendait ou elle m’évaluait
Je ne savais pas s’il y avait vraiment une page
Ça a commencé par ce vide
Par ce désir
Pas de mot, pas de phrase
Juste la sensation que quelque chose devait exister
Une présence, la voix d’un regard.
Un geste qui deviendrait ligne, puis phrase, puis texte
Alors j’ai fermé les yeux
J’ai laissé venir ce qui advenait
Des images, des sons, des odeurs, des serrements
Peut-être un souvenir, peut-être rien
L’idée de rêver écrire s’installait avec un tremblement dans les doigts
Je ne savais pas si j’allais y arriver
Si les mots viendraient, si les phrases tiendraient
Si le texte existerait un jour
Mais il y avait cette énergie, cette poussée, un élan à la fois fulgurant et suspendu par la certitude de ne pas savoir
Rêver d’écrire était déjà écrire
Et peut-être, un jour, le texte lui-même
Alors ça a commencé par un crédo
Le monde pouvait-il attendre ?
Joie de lire ce texte, la sensibilité qui s’en dégage, et plus encore ce qui s’écrit sur l’écrire, l’espoir de voir naître et exister un texte, le vide, les doutes, les doigts qui tremblent au moment de le mettre sur papier. Regard juste. Traversées similaires par ici. Alors, merci pour ce texte !
S’y accrocher à ce credo! Un vide, un désir, des mots. Un texte enfin ici sous nos yeux.
« Rêver d’écrire c’est déjà écrire »
Et si tout commençait toujours par un credo ? Tu en es l’exemple, chère Raymonde. Quel élan ! Merci de le partager avec nous.
Anne, merci