Chambre
Des étoiles fluorescentes dans le noir sont collées au plafond. Elles dessinent des constellations connues, la Grande Ourse, la Petite Ourse, Cassiopée et le Scorpion. Un lit simple est posé contre le mur à gauche dans le même bois bleu que celui du bureau. Au-dessus de la tête de lit, un grand poster de l’Homme de Vitruve et sur l’autre pan de mur, l’affiche iconique d’Assassin’s creed où Altaïr Ibn-La’Ahad, le personnage principal du jeu vidéo tient une pose mystérieuse, son visage est masqué au trois quart par sa capuche, son torse protégé par une cotte de mailles. Sur le côté, une étagère avec des BD et des romans adolescents. Sur le bureau, un pot à stylos et quelques crayons, une trousse ouverte pleine de feutres colorés, un taille-crayon mappemonde avec les continents, les pays en rouge, rose, vert, violet et les océans en bleu. Posée debout contre le mur, en place centrale, une étoile de mer séchée. Un seul pan du mur est bleu, presque nuit, à côté une armoire aussi bleue que le mur. Au dos de la porte, une cible de jeu de fléchettes à pointe plastique.
Bureau
Un imposant bureau style Régence, placage en acajou, pieds garnis de bronzes travaillés, plateau en cuir marron. Contre le mur de droite des rayonnages jusqu’au plafond, réalisé sur mesure par un ébéniste, débordant de jurisprudences et de codes.
Derrière le grand bureau chargé de piles d’épais dossiers, deux grandes fenêtres. Un plafonnier design, une lumière blanche presque médicale. Dans le couloir, le son mat de bruits de pas. Le parquet grince. Une porte s’ouvre quelque part, une autre se ferme. Des voix basses, mots indistincts.
Assis au bureau, l’homme grand, le dos droit, les cheveux poivre et sel, très salé sur les tempes, le regard rivé sur un dossier ouvert. Dans sa main droite un stylo, la main gauche tourne les pages, parfois le coude se pose sur le plateau, dans un soupir la paume de la main accueille la joue, comme s’il fallait bien ce support pour tenir la tête de l’homme qui lit.