#mardis | 27.01.2026 | Rêve

Un lieu entre ciel et terre, où l’on ne vole pas. Je n’ai jamais vu cet endroit. Pourtant, il me semble si vrai, si réel. Une couleur ocre partout, des nuances de brun palpitent et virent au beige. Je sens cet endroit de l’intérieur, il me semble impossible d’en échapper. Une sensation d’oppression au milieu d’une foule indifférente apparue soudainement, des hommes, des femmes, des enfants naïvement inconscients. Tout se passe comme dans un film. Des séquences surréalistes se succèdent sans logique, les unes à côté des autres. Impossible de les décrire. Jardin des délices d’un autre millénaire. Là un mur identique à la paroi d’une grotte, ici des nuages, au loin la mer. Une grande promiscuité. Toujours ces enfants, ces femmes et ces hommes les uns contre les autres sans aucune conscience du corps d’à côté.
Je n’ai pas d’âge. Je ressens avec vivacité tout ce qui m’entoure, bien avant que cela n’arrive. La sensation d’un danger imminent. Comment les prévenir tous ? Comment les sauver tous ? Comme si un tsunami arrivait pour nous submerger. Pourquoi ces sensations effrayantes ? Comme si toujours une peur dissimulée, une pensée masquée à l’instar du monstre caché dans le placard les nuits d’enfance. Qu’est-ce qui se raconte ici ? Je n’ai pas la réponse. Je ne comprends rien, rien n’est logique, rien n’est plausible.
Je me tourne, les yeux encore clos. Je me dis qu’il faudrait noter les impressions malaisantes qui déjà s’effacent. J’ouvre un œil. Vite, dans quelques minutes, tout sera oublié. Je me tourne vers la table de nuit, je saisis le carnet, sors le stylo qui est entre deux pages. J’allume, j’ouvre l’autre œil. Qu’est-ce que je voulais écrire déjà ?

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