#construire #04 | marcher simplement marcher

Tu arrives par la route étroite qui serpente entre les champs maigres. Le vent est déjà là. Il glisse sur la carrosserie, siffle contre les murets. Montfuron : le mont des vents. Tu ne t’arrêtes pas sur le nom. Tu entres dans le village comme on entre dans une phrase commencée avant soi. Quel âge ont les chiens sur la place ? Il y fait chaud, personne d’autre.

3 commentaires à propos de “#construire #04 | marcher simplement marcher”

  1. Ah, j’aime beaucoup la confrontation entre le texte qui suggère un souffle aigre et l’image où la lumière paraît franche… Et entre les deux, cette chaleur… qui nous devient de plus en plus inquiétante ?