Là, c’est au centre. Ça s’étale. L’horizon et des lignes de fuite. L’horizon n’est que ligne de fuite. Des lignes de fuites qui dévalent les unes sur les autres. Il fait nuit et tout est sombre dans un dégradé de gris, de noir, de bleu. Des lignes de fuite vertes qui s’étendent et se déversent soudainement dans une mer noire qui court jusqu’à d’autres falaises écrasées en loin. Le ciel gris est vertige. Les nuages bataillent. L’œil est loin. Il est au centre mais loin. Loin dans le vertige. Derrière l’œil, le monde se répand, au rythme de la respiration.
Sur le bord, des formes chaudes tournoient. Elles se remplacent, disparaissent, surgissent. Le mouvement déborde. Ça se voit d’un bord. Il n’y a pas de centre. L’image se tord entre des voix, de la poussière, des mains. Tout est éclat. La peau pousse l’air. Peut-être est-ce de là que ça regarde. L’œil n’a pas choisi.
Ça se heurte. C’est confus. Des matières brutes, proches. Elles se fondent et bloquent l’espace. Bien trop près. Derrière, il y a la lune. Et devant la lune, il y a la Lune. Deux lunes. Le reste est confus. Le brouillard fait pleurer l’œil. La lumière blanche insiste, comme posée là. Tout est gris sauf la Lune. Et là, dans l’image, à l’endroit de l’œil, une silhouette en porcelaine.