A propos de Martine Lyne Clop

J'ai débuté ma vie professionnelle par l'obtention d'une licence en psycho-pédagogie en tant que professeure des écoles, mon mémoire portait sur le langage et la communication, très inspirée dans ma pratique pédagogique par Piaget et Montessori j'ai suivi des enfants autistes, trisomiques 21 ou enfants ayant des difficultés d'expression de langage. J'ai animé pendant sept ans des centres de vacances et de loisirs, accueillant pour la plupart des enfants orphelins issus de l'Aide Sociale à l'Enfance. Décidant de changer d'orientation professionnelle, j'ai présenté et réussi en continuité un DESS en droit privé, un master en systèmes de management de la qualité, une école d'ingénieurs - CESI – reconnue par la Conférences des Grandes Écoles où j'ai obtenu un master spécialisé en sécurité et risques industriels puis un master 2 en audit social et GRH tout en travaillant pour différentes entreprises. Lectrice assidue, intéressée malgré mon background scientifique par la transmission littéraire, je rencontre lors d'un atelier d'écriture Kossi Efoui, grand prix littéraire d'Afrique noire. Kossi Efoui me donne à lire puis à écrire, me fait découvrir ses textes incantatoires me prodigue conseils et soutien, m' encourage à publier La barbarie des exils Editions l'Harmattan Collection Amarante à compte d'Editeurs.

#construire # 09 | Quelque chose insiste

« Tu peux serrer dans ta main une abeillejusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étoufferapas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose,dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si ellene te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’yaurait plus d’abeilles. » Jean Paulhan. Quelque chose insiste, je ne veux pas écrire en composant avec la voracité des mots, comme une Continuer la lecture#construire # 09 | Quelque chose insiste

# Construire # 07 | Nue, une place,

Martha Graham Lamentation 8 janvier 1930 New York. Pas secs, incisifs, pointus, vifs, austères, raides, martèlent le sol avec force, respiration courte haletante, corps en contraction violente sur un fil à la limite du déséquilibre si proche de la chute, les pas brisent les dialogues, déconstruisent chaque mouvement, les pieds frappent l’air ; des sons très courts, nets, sans fioritures, Continuer la lecture# Construire # 07 | Nue, une place,

#Construire #06 | Éphémère et Inéluctable

Ici la poussière est légère, badine, coquette, pressée par une envie irrésistible de s’envoler, partir toute seule, sans une main pour signifier son départ, un chiffon agité sur le pas d’une porte, un accompagnement comme un adieu, ici, dans ces lieux, ces chambres, ces moquettes, tapis, carrelages, ces halls, ces communs, ces cuisines, ces balcons avec vue sur l’océan au Continuer la lecture#Construire #06 | Éphémère et Inéluctable

#construire #05 | Porte entrebâillée

Lumière blanche sur porte entrebâillée Azatvaleev L’Œil se faufile à travers une porte entrebâillée soleil en lumière froide ombre aux gestes précis mesurés tout en légèreté comme en attente dans ce couloir absorbé par les ombres mouvantes d’un jour n’importe lequel dans un temps imprécis, un long couloir pâle au papier peint de petits tableaux naïfs de roses fuchsia bordées Continuer la lecture#construire #05 | Porte entrebâillée

#construire #04 | À l’Ouest,

tu traînes, tu la regardes différemment selon tes humeurs. Elle se cache, se dévoile, se déforme. Tu la trouves séduisante ou très laide avec ses quartiers mités. Tu traînes, tu siffles un ton plus bas que d’habitude un peu moins fort. Tu traverses, tu empruntes des ponts, l’eau coule sous des structures de béton. Tu montes des escaliers, tu descends Continuer la lecture#construire #04 | À l’Ouest,

# 03 Atelier du mardi # Un vestibule, une maison, un patio, une panthère, une écriture

Michaux, le rideau des rêves. Depuis le vestibule coudé, j’entends monter du couloir les voix des voisins encollées contre les murs, elles répètent des mots sans suite déformés comme si elles venaient d’un autre âge qui n’a pas pu exister, leurs langues non plus. Ont-elles été effacées? Étaient elles universelles? personne ne le sait, ici l’algorithme a tout nivelé. Alors? Continuer la lecture# 03 Atelier du mardi # Un vestibule, une maison, un patio, une panthère, une écriture

# 03 | Atelier du Mardi Intérieur Extérieur

NIVEAU RUE └── Entrée en chicane └── Patio central (à ciel ouvert) ├── Cuisine ├── Réserve ├── Petite pièce de service └── Escalier vers étage 1er ÉTAGE └── Galerie périphérique ├── Pièce principale ├── Pièce principale 2 └── Pièce secondaire 2e Étage ├── Pièce principale 1 Pièce secondaire 2 ├── 1 Pièce secondaire TERRASSE ├── Espace ouvert └── Petite pièce Continuer la lecture# 03 | Atelier du Mardi Intérieur Extérieur

# Construire # 03 | Boulogne Billancourt

Boulogne Billancourt Bastille Nation Né en 1910 je suis de Boulogne, encore un village à ma naissance avec sa paroisse, son cœur historique, ses odeurs de vie, sa gaieté, les bords de la Seine pour les promenades du dimanche, un air encore respirable, les marchés en plein air, les familles regroupées au stade pour les matchs de football, les pique-niques, Continuer la lecture# Construire # 03 | Boulogne Billancourt

#construire #02 | Les nuages amoureux

Amas célestes nuages élevés filaments s’amoncellent cheveux d’ange lumineux se dissipent chevelures du ciel voile laiteux diaphane se déchire, les halos autour du soleil engloutissent la lumière, prendre le thé sur les petits grains stratifiés, les lenticularis ces lenticulaires en forme de soucoupe s’épaississent délire ininterrompu, au plus haut des nuages le ciel moutonné s’élève, les plus bas se dissipent Continuer la lecture#construire #02 | Les nuages amoureux

#mardis | Chaises

Chaises Commencer à lire assise sur la troisième marche d’un escalier peint en blanc, un escalier de fer et de béton, une passerelle pour moi qui reliait le jardin du dessous et la terrasse du dessus, là j’ouvrais mes livres de contes, dont un tellement exotique pour moi, les contes des glaces, m’imaginer la glace, en immensité, la neige, deux Continuer la lecture#mardis | Chaises