A propos de Martine Lyne Clop

J'ai débuté ma vie professionnelle par l'obtention d'une licence en psycho-pédagogie en tant que professeure des écoles, mon mémoire portait sur le langage et la communication, très inspirée dans ma pratique pédagogique par Piaget et Montessori j'ai suivi des enfants autistes, trisomiques 21 ou enfants ayant des difficultés d'expression de langage. J'ai animé pendant sept ans des centres de vacances et de loisirs, accueillant pour la plupart des enfants orphelins issus de l'Aide Sociale à l'Enfance. Décidant de changer d'orientation professionnelle, j'ai présenté et réussi en continuité un DESS en droit privé, un master en systèmes de management de la qualité, une école d'ingénieurs - CESI – reconnue par la Conférences des Grandes Écoles où j'ai obtenu un master spécialisé en sécurité et risques industriels puis un master 2 en audit social et GRH tout en travaillant pour différentes entreprises. Lectrice assidue, intéressée malgré mon background scientifique par la transmission littéraire, je rencontre lors d'un atelier d'écriture Kossi Efoui, grand prix littéraire d'Afrique noire. Kossi Efoui me donne à lire puis à écrire, me fait découvrir ses textes incantatoires me prodigue conseils et soutien, m' encourage à publier La barbarie des exils Editions l'Harmattan Collection Amarante à compte d'Editeurs.

# Débuts # 01 Comment ça a commencé

Atelier d’écriture du mardi. Comment ça a commencé çà ce désir d’écrire, Y a-t-il eu un seul jour dans ma vie où j’ai pris cette décision, décision implacable, impitoyable, celle d’écrire, sans doute, inconsciemment, par le regard, la lecture et l’écoute de mots mis en musique, par une image, l’esthétique d’un tableau, une scène, un paysage, un décor, un livret Continuer la lecture# Débuts # 01 Comment ça a commencé

#construire #01 | Matins et commencements

Combien de matins et de commencements avant d’écouter ce que je veux, c’est ça écrire, mon attente fut longue, de là tout s’est mis en mouvements par ce désir-là devant soi où tout se joue dans le génie de la solitude. Il est en retard comme à son habitude, peut-être suis-je arrivé trop en avance, je ne sais pas, je Continuer la lecture#construire #01 | Matins et commencements

# histoire #12 | Vivre

Motels du Sud – Vivre. Une route familière, accidentée, transformée en un étroit ruban de sable jalonné d’ornières, de dénivelés, un tracé non stabilisé sujet à des déformations dues à la chaleur, une route dangereuse, exigeante, excitante, aux risques invisibles, défoncée par endroits, traîtresse, séductrice, meurtrière, aucune ombre, aucun motel, aucune station-essence, aucun téléphone, aucun point d’eau, ou très rarement. Continuer la lecture# histoire #12 | Vivre

#histoire #11 | Points de vue

44 heures et 55 minutes Quand on regarde une main décharnée, déformée, osseuse, vidée de sa substance, symbole d’angoisse, on pourrait dire presque morte, anesthésiée se saisir d’une bêche au manche de bois bleue, marcher jusqu’au fond d’un terrain de trois hectares entouré de hautes murailles grises et lisses, la déposer sur un tas de pelles identiques bleues, se saisir Continuer la lecture#histoire #11 | Points de vue

# Histoire # 09 | Imbert

44 heures 55 minutes Kandisky Composition 8, huile sur toile, 140 cm x 201 cm, Musée Guggenheim, New York. L’avion touche la piste à huit heures dix-sept. Vol en provenance de Gaziantep via Istanbul via Munich, deux cent quarante-trois passagers dont Imbert qui n’a pas dormi. Il ne dort jamais en avion. Question de contrôle. Dans un avion on ne Continuer la lecture# Histoire # 09 | Imbert

#histoire #10 | Je ne suis pas une image

44 heures et 55 minutes Voilà comme elle est questionnant un système pervers, bravant la nuit des interdits, luttant avec finesse contre les éléments, combattant avec ruse, actant avec force, arrachant les voiles antiques de la peur, de la résignation, refusant les quadrillages, les casiers trop parfaits, les cases trop étroites, arrêtant d’un revers de main ou d’un froncement de Continuer la lecture#histoire #10 | Je ne suis pas une image

#histoire #08 | Intercités

Peinture sans titre, oeuvre de Sam Francis. J’atterris à Roissy–Charles de Gaulle. Je prends le métro jusqu’à la gare Saint Lazare, dernier train Intercités au départ Paris–Caen–Cherbourg. Une heure et demie de voyage, je suis tendu. Je descends à L’Aigle, prends un autre taxi, vingt minutes plus tard, il me dépose à l’entrée du village. L’anxiété me gagne. J’ai la gorge Continuer la lecture#histoire #08 | Intercités

#histoire #06 | Marches 44 heures 55 minutes

Je sors fourbu de la gare, ce voyage est très long, lent, étouffant, la lumière oblique, ma fatigue tout cela me traverse, je vois le jeune père Sayisi, silhouette droite, son enfant sanglé contre lui dans des peaux de caribou, il ajuste les armatures de bois d’un geste rapide, précis, ancestral. Il me traverse d’un signe de tête, s’éloigne, rejoint Continuer la lecture#histoire #06 | Marches 44 heures 55 minutes

#histoire #05 | Rencontres

44 heures 55 minutes [Enregistrement – 12h03 – Place de la Comédie, Montpellier] Sujet : Fontaine des Trois Grâces – Observations Voix : G. L., géologue-traductrice Bruits et odeurs Au coin de la place, un Mac Do, enseigne désincarnée, mite le paysage, des adolescents le prennent d’assaut, s’interpellent, voix qui portent. À quelques mètres, les tables des restaurants s’animent, cliquetis Continuer la lecture#histoire #05 | Rencontres

#histoire #04 | Couleur sepia 44 heures 55 minutes

Un bref coup d’oeil, mon regard se pose sur une photo format A4, enfermée dans son cadre d’origine en plâtre blanc, orné de motifs rococo, pourquoi sur cette photographie où deux hommes à peine sortis de l’enfance se tiennent par l’épaule, souriants, deux jeunes adultes en vacances, derrière eux un soleil blanc, nostalgique et mélancolique comme un appel, une suggestion, Continuer la lecture#histoire #04 | Couleur sepia 44 heures 55 minutes