A propos de Noëlle Baillon-Bachoc

Lectrice compulsive, attirée depuis le plus jeune âge par la littérature de l’imaginaire avec une prédilection pour le fantastique. Je me consacre à présent totalement à l’écriture. J’anime des ateliers d’écriture et des stages dédiées à la littérature de l’imaginaire. Irvi an Amzer, mon premier roman publié est un récit fantastique inspiré de légendes celtes et bretonnes.

#anthologie #34 | Visite

à rattacher à jours sans fin Bonjour à vous aussi ça va mieux le soleil revient comment vous dites ? oui on en avait besoin les fraises vont pas tarder  C’est juste après la barrière du chemin de fer sur la gauche bonjour Huguette comment ça va ? Vous me reconnaissez pas ? Patrick le petit-fils de Paulette Oui j’ai Continuer la lecture#anthologie #34 | Visite

#anthologie #33 | Jours sans fin

rattaché à Un bonheur simple Potager désherber biner planter arroser la petite femme en tablier Potager mains calleuses désherber arroser surveiller heures mois  Chaleur protéger arroser à la nuit trimer Apporter crottin eau cendres attention limaces la petite femme en tablier Attention pucerons trimer semaines années froid  Ramasser paille surveiller verger gel  Pousses Semis replanter bêcher biner toujours les doigts Continuer la lecture#anthologie #33 | Jours sans fin

#anthologie #32 | Au delà de la fenêtre

en lien avec l’immeuble Il ouvre sa fenêtre, sur sa gauche à mi-chemin entre le mur de son bâtiment et la route encerclant la résidence un palmier pousse péniblement. Il en a compté vingt lors de sa première promenade à pied à l’extérieur. La stagiaire du kinésithérapeute le suivait trois pas en arrière avec son fauteuil roulant pour lui permettre Continuer la lecture#anthologie #32 | Au delà de la fenêtre

#anthologie #31 | Un bonheur simple

Mais qu’est ce que tu écris ? Ah, c’est vrai, j’oublie que tu ne m’entends pas, tu n’as aucune capacité de médium. Tant pis, je vais lire par dessus ton épaule. Je peux même m’appuyer sur toi pour mieux déchiffrer tes gribouillis, tu ne sens rien, rien du tout. Je pourrais me vexer, me venger. Depuis le temps, si la Continuer la lecture#anthologie #31 | Un bonheur simple

#anthologie #29 | Interférences

…Où est la sortie ? Je veux partir, oui, maintenant…bon d’accord j’attends encore un peu, je reste là.   Il a sept ans il intègre les louveteaux.  Vous pouvez dire à cet enfant d’arrêter de pleurer ? Il me déconcentre, je viens de perdre mon chemin. Un dimanche de septembre, le groupe de Jean canote dans la rade de Brest. Continuer la lecture#anthologie #29 | Interférences

#anthologie #28 | Cinq ?

Silence d’été :  Dans un cube de verre, un acteur vêtu d’un short et d’un tee-shirt de taille et de style d’enfant , les vêtements sont déchirés aux bras, aux cuisses et dans le dos pour permettre aux tissus de couvrir partiellement son corps. Il est assis sur une chaise triple de la dimension classique, la table est en proportion Continuer la lecture#anthologie #28 | Cinq ?

#anthologie #27 | bavardages

Une jeune femme marche à côté de son cheval. Elle est vêtue de façon ordinaire d’une blouse marron à la couleur passée et d’une jupe grisâtre froissée. Son cheval blanc cassé ne porte pas de mors. Il la suit docilement. Elle pense qu’elle aurait préféré prendre un vélo, ils sont plus obéissants, et elle n’aurait pas eu à se soucier Continuer la lecture#anthologie #27 | bavardages

#anthologie #26 | Silence d’été

Le frottement vif du crayon déposant son bleu préféré pour colorier la mer sous le bateau suffit à provoquer le chut  agacé de sa grand-mère. Il ne lève pas les yeux vers elle. Il repose doucement son crayon dans la boite en métal. Dans le silence de la pièce le déplacement des autres tiges de bois la fait résonner. Sa Continuer la lecture#anthologie #26 | Silence d’été

#anthologie #25 | Petite liste

L’odeur du gazon après la tonte L’odeur de la fleur d’ajonc, en fermant les yeux et inspirant à fond perce  celle de la noix de coco L’odeur rance de la rafinerie de cacao  L’odeur de la résine de pin lorsque le soleil chauffe depuis plusieurs jours L’odeur des pins en feu nous a réveillé le douze septembre deux mille vingt Continuer la lecture#anthologie #25 | Petite liste

#anthologie #24 | Il dort

Il dort, comme je l’ai posé, là où je l’ai posé. Les bras en T, les doigts des mains repliés en poings à peine serrés. Son dos parfaitement à plat sur le matelas, une posture de détente que nous adultes tentons vainement de retrouver. Ses jambes allongées dans le prolongement du corps sont masquées par la grenouillère en tissus fin, Continuer la lecture#anthologie #24 | Il dort