#écopoétique #03 | le figuier

Mais avant tout sans doute, il y a le figuier au coin de ce jardin le long du chemin. Il a poussé quelque temps avant d’être aperçu, d’être reconnu. Ses racines s’épaississent, percent à travers les jointures du mur de pierre, peut-être réussiront-elles à le repousser lentement, une pierre par ci, un caillou par là. Est-ce que le mur disparaîtra Continuer la lecture #écopoétique #03 | le figuier

#écopoétique #03 | les géraniums

mais avant tout sans doute le jardin qui fait le tour de la maison, le jardin visible de la route en arc de cercle parce que la maison est à l’angle de la rue, alors le jardin est visible de toute la longueur du coude que fait la rue du romarin, le jardin sans haie entre le jardin et la Continuer la lecture#écopoétique #03 | les géraniums

#écopoétique #01 | fil à couper le beurre

Le silence n’existe pas. Il a dit ça Le silence n’existe pas et il a appuyé son propos d’un long regard triste. Même les sourds n’ont pas accès au silence total, les morts peut-être vas savoir, la nature est bruyante elle aussi, le silence de la campagne est une croyance de citadin. dans la brousse il y a un de Continuer la lecture#écopoétique #01 | fil à couper le beurre

#écopoétique #03 / le composteur

Au fond du jardin, il y a cette grosse caisse en bois. Coincée entre le mur de moellons et la haie. Délibérément soustraite à la vue. Comme si le simple assemblage horizontal de planches de pin manquait de noblesse pour être ainsi exposé. Mais plus certainement parce que ce qui se trame à l’intérieur se doit d’être caché. Après tout, Continuer la lecture#écopoétique #03 / le composteur

#écopoétique #01 | La route des Flandres

Dernier texte, je vous quitte… à pied 1  /  Monter Cassel “ De toute façon, y faut monter Cassel” Je suis à la gare de Cassel. Si j’en crois la pancarte SNCF. Une guérite, un bunker de ciment brut abondamment graffité. Il abrite un distributeur de billets rouge et bleu. Personne. Personne d’autre n’est descendu. En face, un bar-tabac-journaux. Sombre. Continuer la lecture#écopoétique #01 | La route des Flandres

#écopoétique #03-2 | à propos des jardins

Admiratif de tous ceux qui cultivent leur jardin. Depuis toujours. Sans que cela ne m’insuffle l’envie réelle, ni assez d’élan, de ténacité ou d’endurance pour concrétiser ce désir. Alors, on se rassure en se disant que c’est surtout une question d’opportunité manquée. Et lorsque l’occasion se présente enfin, tardivement, il y a tant de désirs, de rêves et d’imaginaires laissés Continuer la lecture#écopoétique #03-2 | à propos des jardins

#écopoétique #02 | la trousse

Dans la poubelle près du bureau du professeur dans salle de classe se trouve une trousse. Elle y est depuis une semaine. La trousse est fermée, la tirette remontée jusqu’au bout sans aucune accroche entre les dents de la tirette qui pourrait faire voir l’intérieur de la trousse. Elle est cylindrique dans un tissu souple. Le tissu ne s’affaisse pas, Continuer la lecture#écopoétique #02 | la trousse

#ecopoetique #02 | fouilles archéologiques et peau d’âne de Jacques Demy

Des fragments de verre argenté, un morceau de graffite, une boucle de métal, des clous utilisés pour la construction de la cabane, des strass en guise de diamants, des tessons de céramique, le cadre du miroir de la fée, un petit bouton bleu venant de la malle magique de la princesse, une grosse perle bleue, sans doute une des perles Continuer la lecture#ecopoetique #02 | fouilles archéologiques et peau d’âne de Jacques Demy

#écopoétique #01 | un silence

Juste avant d’arriver aux Eyzies en Vallée de la Vézère, capitale mondiale de la Préhistoire, on longe un monument naturel, imposante masse rocheuse, la falaise de Laugerie basse. Majestueuse falaise de calcaire de soixante mètres de haut et de cinq cents mètres de long. Couches de schiste percées de cavités et couvertes de végétation : châtaigniers, chênes verts, bruyères. Sans Continuer la lecture#écopoétique #01 | un silence