A propos de Catherine Plée

Je sais pas qui suis-je ? Quelqu'un quelque part, je crois, qui veut écrire depuis bien longtemps, écrit régulièrement depuis dix ans, beaucoup plus sérieusement depuis trois ans avec la découverte de Tierslivre et est bien contente de retrouver la bande des dingues du clavier...

#40jours #10 | ici

D’une certaine façon, je ne me souviens pas d’ici. Je veux dire je n’ai aucun souvenir d’y être arrivée, aucun souvenir d’un emménagement, d’une installation, et encore moins d’un ailleurs dont les éléments auraient été transportés ici. Je suis ici, je ne peux rien dire d’autre que : je vis ici, sans être absolument certaine d’y avoir toujours vécu, je ne Continuer la lecture#40jours #10 | ici

#40 Jours # 28 | Comment acheter une robe

Tu peux pas garder ces vieilles frusques puantes. Il faut acheter quelque chose à te mettre il a dit. Quoi ? Acheter ! Il m’a emmenée dans une rue nouvelle, une rue folle de couleurs et toutes portes ouvertes, une rue chantante et tonitruante ou de fausses femmes sans tête s’agglutinaient derrière les parois vitrées. On est rentré. Il a choisi une Continuer la lecture#40 Jours # 28 | Comment acheter une robe

#40 Jours #27 | T’as bu?

Qu’est-ce que c’est ? qu’est-ce que c’est que ce truc ? T’as ramené ça d’où ? Où t’as été trainer encore pour ramener des cochonneries pareilles ? T’as vu qui ? Tu sens l’alcool là non ? T’as bu ? Qu’est-ce que tu racontes ? Une fille nue dans la rue et quoi encore ? Tu prends tes rêves pour des réalités ? Une fille nue et pourquoi Continuer la lecture#40 Jours #27 | T’as bu?

#40jours #26 | Il passait là

Il passait là. Il avait trop bu. Il n’avait pas les idées claires. Il passait là et a vu la fille nue, et pas loin des vêtements (plutôt des vêtements d’homme et une grande écharpe bleue) il passait là où d’ordinaire il ne mettait jamais les pieds, il était mal vu d’y mettre les pieds, et il ne contrevenait en Continuer la lecture#40jours #26 | Il passait là

#40 jours #25 | sept ans après

Rien n’a changé, tout a changé. Cette rue est longue très longue, elle s’étend languissamment du faubourg à la porte de bagnolet. C’est la partie la plus « parisienne », ou bobo si vous voulez, enfin assez typique de la nouvelle allure du quartier Bastille sérieusement toiletté dans les années 90, devenu un « spot » comme on dit, des people y habitent, les Continuer la lecture#40 jours #25 | sept ans après

#40jours #23 | la route se jette sur moi

Le couloir du train filent sous mes pas. L’escalier monte vers moi. Les rails glissent sous moi. Le chemin roule sous mes pieds, les herbes et les arbres filent sur mon flanc gauche , les ornières gorgées d’eau absorbent mes jambes, la route goudronnée se jette sur moi et défile sous mes pieds, les maisons se jettent sur moi et Continuer la lecture#40jours #23 | la route se jette sur moi

#40jours #22 | être fourmi

J’essaie de regarder par la fenêtre mais j’ai beau me tordre dans tous les sens, l’écran occupe toute la vue. Il y a des jours où des gouttes d’eau ruissellent sur ma vitre. Une fois, une mouche est venue y cogner longtemps, je lui ai expliqué qu’à mon grand regret elle ne pouvait pas rentrer dans le tube, je lui Continuer la lecture#40jours #22 | être fourmi

#40jours #21 | L’ours, la grue, le tigre

J’essaie d’ordonner mes journées et ce n’est pas toujours facile. Le juge apparaît dix fois dans la journée, cela égrène le temps, à trois juges je déjeune, à six juges, je dîne, entre temps il faut que je m’occupe. Souvent je peine à m’opposer à la léthargie qui m’envahit, je me lève et puis je me recouche, je me lève Continuer la lecture#40jours #21 | L’ours, la grue, le tigre

#40jours #20 | Dingue de dons

Je suis dingue de dons. M’as-tu vue quand je te donne ? La dingue donne et donne et donne toute gonflée du pouvoir donné par ses dons. Archi-douée du don de donner, je te donne je te donne  et c’est perles aux cochons . je t’ai donné corps, le jour, la vie, un nom, l’exemple, le boire et le manger, un bal Continuer la lecture#40jours #20 | Dingue de dons

#40jours #19 | une fête

Ils ont dit mettez-vous là et attendez, alors on attend. On ne sait pas bien ce qu’on attend, en vérité, mais on sait bien qu’il y a toujours quelque chose au bout de l’attente. Quoi ? On ne sait pas et qu’importe, c’est bon d’attendre, c’est ennuyeux, long et bon, plein d’espoir. Ça ouvre l’avenir, peut-être un repas avec un bon Continuer la lecture#40jours #19 | une fête