#construire #11 | Le coup de la panne

La panne d’électricité et les bougies sont de sortie, la panne d’ascenseur et s’essuyer les pieds avant de monter, le coup de la panne et la pénurie de carburant, la panne de coeur et la peine plein les yeux, en panne de munition et en manque de tout quand plus rien autour, la panne d’Internet et on reprend la causette, une panne pour un bien, une panne générale et la révolution peut commencer.

La construction d’un roman, on fait comment dans une série en douze introspections? A la une on s’étonne va savoir d’où ça vient, à la deux on suggère que tout est langage, à la trois on tâtonne en latin primum non nocere, à la quatre on fait un tour dans la poussière du monde en 437 mots, à la cinq on sort la loupe parce qu’à un détail près, à la six on se met dans la peau d’un autre pour qui trop c’est trop, à la sept on demande une pause comme un cri, à la huit on confirme que même avec des talons on peut courir et fuir, à la neuf on revient à la case départ avec un dubitatif pour quoi écrire, à la dix je me demande avec Sixto combien de projets ont mal tourné, à la onze on ne se refait plus le coup de la panne à répétition, on compose le numéro de téléphone d’Antonio et on va le faire ton livre, ce roman fleuve comme la vie, pas tranquille.

A propos de Eve F.

Rédige des assignations et des conclusions, défend le veuf et l'orpheline, écrit sur le Droit et son envers, la Justice et ses travers, le bien-être et son contraire, les hommes et pas que, le bruit du monde et ses silences, aussi.

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