Ode à Jimi Hendrix | Devon Wilson, Emmaretta Marks

préparation web à ciel ouvert d’un projet Hendrix


C’est à Los Angeles (Laurel Canyon) qu’il rencontre Devon Wilson. Selon les versions, Billy Cox la lui aurait présentée aux temps lointains où lui et Hendrix jouaient avec les Isley Brothers.

Ce soir-là, il a joué avec Steve Stills, et part avec Buddy Miles terminer la soirée au Whisky A Go Go, c’est là qu’une amie du nom d’Emmaretta Marks la lui présente.

Emmaretta Marks : (embre de la distribution originale de Hair, sort avec lui au temps de Jimmy James and the Blue Flames, tente de l’écarter de l’alcoolisme déjà latent, l’introduit à comment s’habiller, dans cette période cruciale où l’habillement lui devient, à lui le timide, le musicien accompagnateur, une sorte de marque d’extravagance dans sa mue.


Emmaretta Parks, 1968

Et bien sûr au revoir Emeretta, c’est chez Devon qu’il termine la nuit, sortira de chez elle trente-six heures plus tard : à ce moment-là, le compte à rebours est lancé.

Mort de Devon Wilson, après celle de Hendrix : tombée d’une fenêtre du Chelsea Hotel. On tombe seul ? Ou c’est le corps mort d’une overdose, que d’autres ont balancé ? Ils auraient mieux fait, Hendrix et elle, de fuir, fuir tant qu’il était temps. Ce n’était pas le bon plan, à leurs yeux : ils s’imaginaient tant de temps, de temps encore devant. Devon Wilson : sœur jumelle, et pour cela l’infranchissable distance entre eux deux ? Elle aurait bien dû nous en écrire : mais ce n’était pas son genre, à Devon.

Ou les heures qu’eux deux ont accumulé au téléphone : sauf que de ça pas de trace. Garder Devon Wilson au premier plan de l’hommage qu’on construit, s’en remettre à elle pour nous guider par la main.

Souvenir de ce moment debout sur le trottoir du Chelsea en rénovation, à l’endroit même de sa mort. Je m’étais penché, avais touché de la paume le sol noir et sale de New York. Garder cette sensation dans la paume, jusqu’au bout où ce livre sera prêt.


Devon Wilson, 1969

autres archives

Emmaretta Marks apparaît dans le fameux Cocksucker Blues, Rolling Stones backstage...

Emmaretta Marks encore, un Gimmie Shelter acoustique, moi j’en chiale de ce genre d’archives...

pour se souvenir d’Emmaretta Parks, période de sa rencontre avec Hendrix

l’infini virage qu’a été Hair, on voit Emmaretta à partir 1’07

archive 1968 : jam Steve Stills & Jimi Hendrix évoquée ci-dessus

 

LES MOTS-CLÉS :
autres billets de cette rubrique
haut de page ou accueil du site

responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne 22 juillet 2012 et dernière modification le 1er juillet 2020
merci aux 237 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page