Ode à Jimi Hendrix | avec Johnny Hallyday à Villerupt

l’accompagnement web du livre consacré à Jimi Hendrix


De l’intuition de Johnny Halliday, et de son véritable rôle dans le lancement du Jimi Hendrix Experience : notre merci à tous. Les quatre concerts en France en première partie de Johnny Hallyday : Évreux, au Novelty, 13 octobre 1966, Nancy le 14, Villerupt (salle des fêtes) le 15, puis de Villerupt directement l’Olympia le 18. Curiosité d’imaginer Jimi Hendrix pour son premier jour dans petite ville normande : elle ne devait pas compter beaucoup de fumeurs de haschich. Pour eux, Johnny : « L’Elvis français » (lui va de concert à concert en voiture, une Aston Martin). Les imaginer dans le train seconde classe. Ils jouent trois morceaux : Everybody Needs Somebody To Love, Have Mercy, Hey Joe : total quinze minutes, avant de laisser la place à Long Chris, The Blackbirds, puis Hallyday. Hallyday joue en big band : 18 sur scène, avec cuivres et choeur – il dit qu’avec leurs amplis saturés les trois anglais du Jimi Hendrix Experience jouaient plus fort que lui. À leur départ : 3 375 francs, une fortune – Noel Redding pourra avoir sa propre basse, au lieu d’une des anciennes de Chas Chandler, au temps des Animals.


Long Chris en 1962, Un jour je reviendrai…

Deuxième venue en France, pour le premier concert de promo, à la sortie du disque, reçus par Europe 1 et par Denise Glaser (qui se souvient de Denise Glaser) : ils jouent en première partie de Pretty Things dans le hall de la fac de droit d’Assas. Altercation entre ceux d’Assas et ceux de la fanfare des Beaux-Arts, qui ont piqué le transformateur. Se souvenir que l’Angleterre était en 110 volts (c’est encore le cas aux USA, mais nos appareils y sont indifférents : j’ai eu, autrefois, un transfo 110/220 pour je ne sais quel ampli ou appareil). Contraste des étudiants d’Assas, vêtements monochromes, tenues rigides, et des larsens que leur envoie indifférent Hendrix, qui a compris que ce n’était pas un endroit pour lui, mais a joué dans bien pire. Pour plus, lire le fabuleux bouquin du regretté copain Alain Dister -– puisque ça il l’a vécu.

Jimi Hendrix, concert à l’Olympia, 29 janvier 1968, après avoir remercié de l’accueillir ici pour la troisième fois : « I’m gonna say something in french : Je vous aime beaucoup. Right ? Oui. I can say Eiffel Tower. Yeah. Listen to that… » Et après Foxy Lady, mais cette fois en anglais : « Cette gratte est fatiguée. Quelqu’un la veut, ici ? Toi ? Prends-la… » Pas retrouvé dans les archives qui, ce soir-là, est reparti avec la Stratocaster blanche.

Ci-dessous : source Voodoo Chile – extraordinaire document, photographie Jean-Louis Rancurel, avec Julie Driscoll et les musiciens de Johnny Hallyday, fin du concert quand tous les musiciens montent sur scène...

LES MOTS-CLÉS :

responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne 22 septembre 2012 et dernière modification le 1er juillet 2020
merci aux 3803 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page