13.12.13 | respiration unidirectionnelle du lézard

pourquoi ne pourrions-nous pas l’apprendre aussi ? – source : Radio Canada


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14.01.20 | du biodégradable qui vous répare

1 _ COMPRESSION

Respirer nous semble si naturel qu’on ne l’interroge pas : inspirer, expirer. Même la baleine en fait autant, et croyez que ça se voit. Les musiciens sont des animaux plus extraordinaires : les clarinettistes apprennent à pratiquer, des musiciens d’orient, cette respiration continue qui permet de ne jamais arrêter le souffle même lorsqu’on reprend pour soi de l’air neuf. Mais qui savait pour les oiseaux ? Ils ne restituent pas l’oxygène qu’ils ingèrent, elle se disperse, après les poumons, dans un labyrinthe qui l’expulsera à mesure qu’il la consomme. Et c’est pour cela – aussi – qu’il y a vol. On vient de découvrir que ces très anciens lézards, les varans, procédaient de la même façon : on ne prend que ce dont on a besoin, on ne recrache pas. Et que c’est même peut-être ce qui leur aurait permis de survivre, dans ces temps noirs où disparurent tous les autres reptiles, et que cessa leur règne.

 

2 _ RENVERSE

Parce que qui en aurait eu, sinon, l’idée ? L’oiseau, passe encore, il n’y a qu’en rêve que nous souhaitons l’imiter (et pas sa cervelle). Mais reprendre aux sauriens leur façon de respirer ? Et pourtant, dès qu’on l’eut compris, cela devint évident : l’air que vous inspirez, gardez-le. Vous êtes un suffisant labyrinthe. L’air restera longtemps au contact des alvéoles où l’oxydation de l’oxygène induit la recharge du sang, et tous autres processus. Depuis longtemps, on savait que l’oxygène dont se servait le cerveau se ressortait pas : on n’a pas d’auvent au-dessus des neurones. Alors, guidés par quelques musiciens déjà avancés dans ces pratiques, on avait très vite fait des progrès énormes. Respirez une fois le matin, ça suffit. Foutaise de croire que l’air doit ressortir. Les paroles même, dites sur l’air entrant, comme on joue les altérations à l’harmonica, ou comme aboient les chiens, s’étaient faites plus vrai, plus profondes. La seule idée de la respiration unidirectionnelle, et soi-même comme labyrinthe organique, et soudain – pour une fois – était-on de meilleur moral pour l’éventualité d’une résistance à la catastrophe amorcée.

 

3 _ SOURCE


- RADIO CANADA


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1ère mise en ligne et dernière modification le 14 décembre 2013
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