14.01.02 | enfin réguler le réchauffement climatique

rôle des nuages de haute atmosphère dans évaporation et réchauffement | source : Le Figaro


1 _ COMPRESSION

C’est l’inconvénient des hypothèses théoriques : on doit prendre la peine de les faire valider par l’expérience réelle, et quelquefois ce fichu réel se rebiffe. Pourtant ça se voulait logique : le climat se réchauffe (est-ce que c’est de notre faute, si on a des voitures, et qu’on brûle du pétrole et du charbon pour se faire notre électricité ?), donc l’eau s’évapore plus, et si elle s’évapore elle fait des nuages – ça tout le monde le sait. Les scientifiques appellent ça des « nuages bas », ce qui est un peu exagéré pour nous le commun mortel, parce qu(on n’y monte pas si souvent, à 2 ou 3 kilomètres au-dessus de nous-mêmes. Ces nuages réfléchissent la lumière solaire : n’importe qui a pris l’avion le sait bien. Mais voilà, ça ne marchait pas. Quelque chose fourchait : la réverbération de la lumière solaire ne se ferait pas autant que prévu, les eaux monteraient plus. Un indice de plus que la catastrophe se rapprocherait encore plus vite que craint. Mais là, hein, on n’y était pour rien.

 

2_ RENVERSE

L’idée était venue lors de ces analyses sur la formation des nuages bas, et pourquoi, même alors que l’eau s’évaporait plus avec le réchauffement climatique, ils ne s’épaississaient pas pour mieux réfléchir la lumière solaire. Et si on en créait de faux ? On avait pensé à ces micro ou nano-particules de métaux rares, si fines qu’elles resteraient en suspension, fin couvercle de poussière métallique dans la haute atmosphère. Une face blanche, une face noire. L’eau montait, elle attirait la face noire vers le bas, et la lumière se réfléchissait. Elle ne montait pas, et les nano-particules se redisposaient au hasard, la lumière solaire traversait. « Il nous verse un jour noir, plus triste que vos nuits » : des poètes avaient protesté, mais qui s’occupait des poètes. À peine si on s’en apercevrait, de cette mince couche également répartie dans la haute atmosphère. Un jour un peu tamisé. Un jour un peu plus égal – à San-Francisco (ces études étaient parties de Berkeley), on était entraîné de longtemps à tout ça. On aurait vaincu le réchauffement. Les océans seraient calmes et sans vagues. Les pluies mieux réparties sur le ciment des villes. Une planète à température partout égale, au long même de l’année, et fini de se plaindre du nouveau risque : et vous vous plaindriez ?

 

3 _ SOURCE


- LE FIGARO

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1ère mise en ligne et dernière modification le 2 janvier 2014
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