écrivain du dimanche

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arrivée Moncton

Après la semaine Voyance, la galerie commerciale de la rocade accueille les peintres. Il y a des modèles – de proximité aussi –, qui sont plus ambitieux que la table sous les palmiers en plastique : les médiathèques d’ailleurs les accueillent, ou bien un les artistes de l’Artothèque prêtent leurs oeuvres à domicile. Fleurs et petits bateaux : pourquoi pas, après tout, souvenir ébloui des pages de Proust sur les fleurs peintes de la marquise de Villeparisis. Je sais bien aussi que dans le La poésie doit être faite par tous, et non par un de Lautréamont se joue la totalité de nos ateliers d’écriture, qui ne convoquent pas l’idée fétiche de l’écrivain. Mais tout au moins, dans nos ateliers, essayons-nous de renverser le monde en écriture, dans des formes neuves, et qui le disent, qui lui soient épine, soc, renverse, abîme. Voilà : juste, cela manquait d’abîme. La dame a eu un bon sourire voyant que je les prenais, elle et ses collègues, en photo avec mon iPhone.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 avril 2011
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Messages

  • c’était quand on buvait du champagne, on fêtait le début, on riait, ils sont passés là, le premier porte une perceuse, le second deux valises d’outillage (et s’ils venaient de cambrioler une banque ?) (juste un peu inconscients du monde qui les entoure...?), il fait beau sur Paris, ma fille s’est acheté un pantalon fleuri, les vacances et l’attente du bac peut-être, j’écoute julien clerc, je bosse, à Paris il fait beau ("que ce monde est un vertige/accroché sur une tige/que dans les mers blondes et sombres / des espaces de tous les mondes /un dieu vieux sourd et débile/ de ses dix mains malhabiles/jongle pour des imbéciles/ dans le noir, dans le noir... dans le noir..." - "Heureux le marin qui nage"... Ah Etienne...)

    • Cinq jours de totale liberté, c’est d’abord écrire puis aller nager alors que les dernières longueurs datent d’avant-hier (depuis Montreuil, une séance par semaine seulement, au lieu des deux ou trois habituelles). Plein soleil, Pixies dans les oreilles et toujours la même chanson, celle qui sert à remonter la rue à vitesse grand V.

      Voir en ligne : Fenêtres Open space

  • ça craint du boudin (fait disparaître tout un pan de travail : acte manqué réussi comme d’habitude, travail à faire pour faire vivre bénévolement un lieu convoité-ou même pas- par un procédurier pas même poli) (changement de structure dû la rgpp-dlamerde- et déménagement programmé pour aujourd’hui sans autre forme de procès : une honte) et pour le reste, tout va bien (tempêtes dans deux minuscules tasses ? peut-être, mais ça empêche de dormir) (je pense aux Portugais, j’écoute de la musique et je continue quand même) (en photo le plus grand batteur de tout l’iunivers, Max Roach- il est parti y’a quatre cinq ans, à plus de quatre vingt piges, sur la photo doit avoir 40 balais quelque chose) (je l’ai vu cité de la musique, il y a peut-être dix ans en concert, seul sur scène : une merveille)(tout pour la musique)

  • Depuis combien de mois n’y étais-je pas allée, alors que les quais de Seine et de Loire sont à un quart d’heure à pied ? Je sors de la salle, 22h, belle demi-lune, écouter The Moon de Cat Power jusqu’à la rue Secrétan s’impose. Pas le film bouleversant mais c’était bien d’être dans la salle, entourée (et que personne ne sache où je suis, il arrive que ce soit vital).